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Union parlementaire africaine: les grandes conclusions de la 74ème session à Bangui

La République Centrafricaine a abrité, du 13 au 14 juin 2019 à Bangui, la 74ème session de l’Union parlementaire africaine (UPA), sous la direction du Président du Comité exécutif de l’Union, Alassane Bala Sakandé. Au terme du débat sur les différents points inscrits à l’ordre du jour de la session, les participants, tout en soutenant le processus de paix en Centrafrique, ont appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à lever l’embargo sur les armes imposé aux autorités gouvernementales du pays.

Du haut de la tribune, Alassane Bala Sakandé, Président de l’Union parlementaire africaine, a souligné que l’UPA en tant qu’organisation panafricaniste doit assurer son rôle dans le renforcement de la solidarité et de la coopération entre les nations et aussi dans le multilatéralisme parlementaire.

L’ouverture des travaux intervenue le 13 juin 2019 dans l’hémicycle du Parlement centrafricain sous la présidence de Alassane Bala Sakandé, Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et Président du Comité exécutif de l’UPA, a connu la présence effective du Président de l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine, Moussa Laurent Ngon-Baba, de la Présidente du Sénat du Zimbabwé, Mabel M. Chinomona, des parlementaires membres de l’Union, des membres du gouvernement centrafricain, et des représentants des missions diplomatiques à  Bangui. En effet, la 74ème session de l’UPA a consacré son agenda à l’examen des documents administratifs et de gestion de l’organisation et au suivi de la mise en œuvre des décisions et recommandations de la Conférence des présidents d’Assemblée de l’Union. C’est ainsi qu’à l’issue de la présentation du rapport du Secrétaire général, Idi Gado Boubacar, les membres du Comité exécutif ont salué la présence de l’UPA dans les instances parlementaires internationales depuis la derrière session à Abuja.

 Le Comité exécutif a examiné des propositions d’amendement aux Statuts et au Règlement intérieur de l’UPA, soumis par le groupe national du Burkina Faso, pendant les travaux à Bangui. Suite à un large débat, les membres du Comité exécutif ont adopté ces propositions d’amendements après avoir introduit quelques modifications. Il s’agit notamment de l’article 8, alinéa 5 nouveau des Statuts qui stipule que « Toute délégation d’un groupe national aux sessions de l’Union parlementaire africaine doit tenir compte de la configuration politique au sein du parlement national, de la parité homme/femme et comporter au moins un jeune parlementaire ».

Les membres du Comité exécutif de l’UPA ont répondu présents à Bangui pour la 74ème session de l’Organisation.

L’article 9, alinéa 2 nouveau souligne que « Les pays africains non membres de l’Union ainsi que les pays non africains dotés d’Institution parlementaire, de même que les Organisations régionales, inter-régionales et internationales, peuvent, sur demande écrite, être admis en qualité d’observateur. »

En outre, après avoir entendu le Rapport des vérificateurs des comptes et suite à l’examen du compte de gestion vérifié pour l’exercice 2018, les parlementaires ont particulièrement signalé le faible taux de recouvrement des cotisations par les pays qui se situe à environ 55%. Suite aux observations faites sur le Compte de gestion vérifié, quitus a été donné par les parlementaires au Secrétaire général de l’Union pour sa gestion au titre de l’exercice 2018. La 74ème session a aussi adopté les projets d’ordre du jour de la 42ème conférence des Présidents et de la 75ème session du Comité exécutif, prévues se tenir à Djibouti en novembre 2019.

La délégation parlementaire burkinabè conduite par le Chef du parlement comprenait les députés Luc Yé, Zilma Françaois Bacyé, Abdoulaye Ouédraogo, Fatimata Korbéogo/ Ouédraogo, Hama Dicko et Balkissa Ouédraogo, à la 74ème session de l’UPA.

Par ailleurs,  les membres du Comité exécutif de l’UPA ont fait, à Bangui, une déclaration de soutien au processus de paix en Centrafrique dans le sens « d’encourager les parties à l’accord à poursuivre résolument sa mise en œuvre dans le respect de son contenu et de son esprit et dans la coopération la plus totale ». L’Union parlementaire africaine a appelé le Conseil de la sécurité des Nations Unies à lever l’embargo sur les armes imposé aux autorités gouvernementales de la république Centrafricaine en vue de leur permettre d’assurer la sécurité du pays. Dans la même dynamique, l’UPA a encouragé l’Union Africaine, l’Union Européenne et les Nations Unies à poursuivre leurs efforts visant la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et la consolidation de la paix et de la concorde nationale en Centrafrique. Les parlementaires ont, enfin, formulé une motion de remerciement à l’adresse des autorités centrafricaines pour la tenue réussie de la session de l’UPA à Bangui.

En marge des travaux de l’Union, Alassane Bala Sakandé, en compagnie de sa délégation de députés Luc Yé, Zilma Françaois Bacyé, Abdoulaye Ouédraogo, Fatimata Korbéogo/ Ouédraogo, Hama Dicko et Balkissa Ouédraogo, a eu une rencontre d’échanges le 15 juin 2019 avec les burkinabè vivant en République Centrafricaine. Constitués essentiellement  des travailleurs du secteur privé et des fonctionnaires de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), les compatriotes ont salué l’initiative du Président Alassane Bala Sakandé et ont saisi l’occasion pour aborder des sujets liés à la marche du pays des hommes intègres. Le Chef du parlement a apporté des réponses aux préoccupations des compatriotes présents à la rencontre d’échanges.

Oumarou MOGMENGA,

Pour la Direction des médias de l’Assemblée nationale

 

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