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Vacances minimalistes pour les ministres burkinabè

Aujourd’hui, c’est mercredi, jour traditionnel de la réunion du Conseil des ministres. A cette occasion, chaque ministre recevra le projet de vacances des membres du gouvernement. Mounafica a pu apercevoir ce projet. Les vacances se dérouleront en août, et le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a été clair là-dessus: en nota bene, il a précisé « 7 jours pour chacun ». Chaque ministre devra également choisir sa période de repos, en fonction de la disponibilité de son intérimaire.

Les vacances viennent du latin vacum qui signifie le vide. En effet, changer d’air permet de regarder les choses différemment. Le président Roch et ses ministres ne sont pas des surhommes. Ils ont donc besoin eux aussi de faire le vide, de se détendre pour ne pas perdre leur capacité d’analyse. Ils ont besoin de vacances pour changer de rythme et de rituels. Surtout que dans les fonctions à forte responsabilité, la fatigue chronique, liée au rythme de travail, nécessite de décrocher, au risque de tomber dans l’épuisement professionnel.

Malheureusement, la réalité du terrain est que le travail des ministres et du président ne connaît pas de vacances. Ils sont souvent contraints de prendre quelques jours de congés sans vraiment raccrocher leurs dossiers. C’est justement ce que les ministres burkinabè vivront cette année: des vacances minimalistes d’une semaine chacun! Loin du mois de congés des fonctionnaires et des travailleurs…

Les ministres burkinabè pourront partir à minima, histoire de se ressourcer pour se revigorer. Ils devront rester disponibles et pouvoir rentrer rapidement à Ouagadougou en cas de nécessité. Dans un climat de menace terroriste et de défis économiques à relever, ils vont consentir ce sacrifice à tour de rôle et à des périodes bien précises. Chaque ministre partira en fonction du repos de son intérimaire . Ce qui signifie qu’il restera joignable à tout moment. Rester en alerte et tout proche du peuple pour parer à toute éventualité est effectivement un impératif catégorique pour ceux et celles qui se sont engagés à booster le développement du Burkina et à protéger les populations. Le ministre porte-parole du gouvernement en sait quelque chose, lui qui, l’année dernière, a été rattrapé juste après avoir traversé la frontière ghanéenne, pour revenir gérer la communication de l’attentat du Café Aziz Istamboul.

Le message à l’équipe de Paul Kaba Thiéba en ce début de saison pluvieuse capricieuse est assez clair: le travail et la disponibilité avant tout. Une condition sine qua non pour un pays pauvre comme le nôtre pour gagner des batailles du développement.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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