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Vaincre le mal des transports

Il faut en avoir souffert un jour pour savoir de quoi il en retourne.  Mais de grâce, ne soyez pas fatalistes, prenez vos nausées à cœur et bon voyage.

Le mal des transports provoque des malaises terribles dont les vomissements
Le mal des transports provoque des malaises terribles dont les vomissements

Depuis que les hommes voyagent, le mal des transports sévit. Et puisque bien de gens en souffrent, même les cosmonautes, alors les laboratoires se sont intéressés au problème. Mais vous qui prenez plus facilement la voiture que la navette spatiale, qui effectuez, de temps en temps, une traversée en mer ou prenez l’avion, vous ne serez sans doute pas à l’abri de ce terrible «mal au cœur».

Les enfants de 8 à 15 ans et les femmes sont les personnes les plus sensibles  au mal des transports.

Insidieux au départ, le mal des transports est un malaise indéfinissable auquel succèdent sueurs, bâillements, sensations d’abrutissement.

Les facultés physiques et psychiques sont amoindries. Le mal des transports s’installe. La personne devient pâle, somnolente, voire anéantie. Bientôt apparaît une salivation abondante, des vertiges, des nausées, des vomissements parfois accompagnés de migraine et de chute de tension.

Les vomissements peuvent apporter un soulagement transitoire, mais quand ils deviennent improductifs, et douloureux, la personne atteinte sombre dans la prostration complète pouvant aller jusqu’à l’évanouissement. Et puis, comme par miracle, le malaise régresse dès le retour sur la terre ferme ou l’arrêt de la voiture. Bien sûr, chacun réagit de façon personnelle au mal des transports et beaucoup de voyageurs ne connaissent que les états nauséeux.

La véritable cause du mal des transports réside dans l’excitation anormale de la partie vestibulaire de l’oreille interne et ce sont les mouvements auxquels sont soumis les voitures, les bateaux, les avions qui occasionnent cette excitation. En effet, l’appareil vestibulaire est l’organe de l’équilibration.

Les yeux fermés, il permet de renseigner le cerveau sur la position de la tête et du corps et sur les déplacements effectués dans les différents plans de l’espace.

Quand la mer se déchaine, quand la voiture effectue virage sur virage, tous les éléments qui transmettent au cerveau ces informations en font de même. L’équilibre est rompu à cause d’une stimulation excessive, provoquant alors tous les malaises que l’on connaît.

La Cocculine peut être prise à titre préventif
La Cocculine peut être prise à titre préventif

Comment le prévenir?

Quand on déjà mal au cœur, il est souvent trop tard pour agir. On peut toutefois essayer d’améliorer le confort du malade en lui donnant un produit pour dormir. Par contre, il est préférable d’écarter ce genre de malaise en agissant préventivement. Les antihistaminiques sont efficaces, mais ils ont l’inconvénient de plonger la personne dans un état de somnolence, ce qui est tout à fait contre-indiqué s’il s’agit du conducteur. Il vaut mieux donc se faire prescrire des produits qui écartent cet inconvénient.

L’homéopathie a également sa place dans le traitement préventif du mal des transports. Il s’agit de la Cocculine, de Tabacum… A prendre deux heures avant le départ, parfois la veille.

Des conseils utiles

D’ordre alimentaire:

Avant de voyager, ne prenez ni café au lait ni alcool, ni boissons gazeuses. Nourrissez-vous légèrement une demi-heure avant le départ.

Pour lutter contre les nausées, sucez le plus doucement possible une rondelle de citron. Il faut aussi boire pour éviter la déshydratation. Ne jamais rester à jeûn, grignotez peu, mais souvent des fruits secs.

D’ordre vestimentaire:

Pas de vêtements serrés, couvrir toutes les parties qui se refroidissent (pieds, mains, cou…) et aérer tout ce qui a trop chaud.

Enfin, savoir se décontracter, se relaxer: l’anxiété est un excellent starter du mal au cœur, surtout en avion ou en mer.

Que ceux qui ont la chance de ne pas connaître ce genre de malaises soient compatissants, qu’ils ne fument pas, qu’ils restent calmes, qu’ils conduisent moins sportivement et ne fassent pas de réflexions désagréables.

Théophile MONE

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