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Vers le rajeunissement des dirigeants politiques?

Les deux dernières promotions de personnalités à la tête d’institutions sont le signe d’un rajeunissement de la direction politique de notre pays. C’est ce que nous osons croire.

Alassane Bala Sankandé, le président de l’AN

Avec le long règne de Blaise Compaoré, la classe politique dirigeante a été la même, de l’époque des CDR aux ‘’démocrates’’ de l’ODP/MT, du CDP et du MPP. Ce sont les mêmes qui ont été DG, SG, ministres, députés, présidents d’institutions, ambassadeurs, PM et PF! Dans leur long processus dinatoire du naam, ils n’ont fait que se changer de chaises et de tables. Le restaurant est resté le même: le pouvoir!

Si fait que lorsque l’heure de l’alternance a sonné, Roch avait du mal à trouver des jeunes pour les responsabiliser et montrer que, réellement, la roue avait tourné. Néanmoins, il a trouvé sur le tas quelques jeunes dont il a mis le pied à l’étrier. Donnent-ils satisfaction? Dans tous les cas, n’ayant pas appris auparavant à exercer le pouvoir même au bas de l’échelle, on ne peut pas leur tenir toute la rigueur. Sauf s’il y a des élèves têtus. Et il y en a…

Saran Séré Sérémé, le nouveau Médiateur du Faso

Pour revenir au rajeunissement, Alassane Bala Sakandé a remplacé Salifou Diallo, le président de l’Assemblée nationale décédé le 19 août dernier. Salifou Diallo avait 60 ans et Alassane Sakandé vient de boucler ses 48 piges.

Pour remplacer Alima Déborah Traoré/Diallo chez le Médiateur du Faso dont le mandat est expiré, Roch a continué à faire les yeux doux à la gent féminine. Et c’est dans les rangs des insurgés qu’il est allé débusquer ‘’la gazelle du Sourou’’, ainsi que l’on surnomme Saran Séré/Sérémé. Le 19 novembre prochain, elle va célébrer ses 49 hivernages. Loin de la soixantaine d’Alima.

Coup sur coup donc, pour remplacer des sexagénaires, on a trouvé des presque cinquantenaires. C’est déjà bien, si on considère les autres trentenaires ou quadragénaires nommés à des postes inférieurs.

Il faut apprendre aux jeunes, les futurs dirigeants, à gouverner. Dans dix ans, la presque totalité de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui seront à la retraite. Il faut donc songer à la relève. Surtout que le monde scolaire ne secrète plus ces dirigeants qu’on a connus jadis. Roch est en train de jouer sa partition.

Il faut à présent que ceux qu’on appelle aux affaires ne déçoivent pas. Ils doivent démontrer qu’on n’a pas eu tort de confier de telles responsabilités à la jeunesse. Ils doivent surtout démontrer qu’il est possible de revenir aux valeurs qui fondaient le Burkinabè. Vouloir s’enrichir tout de suite pour rattraper les aînés ne doit pas effleurer leur esprit. Au contraire, la probité, l’amour du travail bien fait, la redevabilité et le sens de l’honneur doivent les guider afin de poser les fondements d’un renouveau de la gouvernance.

Hidogo

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