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Des victoires et des revers: nos joies et nos peines

Le 16 septembre dernier, l’Etat-major général des armées annonçait que les Forces armées nationales ont mené des opérations de ratissage dans les zones de Gayéri et de Pama où des terroristes ‘’coagulés’’ s’attaquaient aux éléments militaires et paramilitaires et entretenaient la psychose au sein des populations. Une première qu’on peut qualifier de succès car, depuis cette date, plus un incident n’a été signalé dans les zones suscitées.

Nous avons de valeureux soldats. Ici, des éléments du RPC en défilé (ph MDNAC)

Le 17 septembre, il y a eu l’annonce de l’enlèvement d’un prêtre italien, Pier Luigi Maccalli, au Niger puis son transfert probable au Burkina. On est toujours sans nouvelles de lui depuis ce temps. La zone étant aussi frontalière avec le Mali, il est possible qu’ils s’y soient réfugiés.

Le 23 septembre, ce sont trois personnes qui venaient de quitter la mine d’or d’Inata pour Djibo dans le Soum, qui ont été kidnappées. Le fils du propriétaire de la mine, de nationalité indienne, le directeur technique d’origine sud-africaine et leur chauffeur burkinabè.

Le véhicule a été retrouvé par une patrouille d’éléments de la gendarmerie qui ont essuyé des tirs. Est-ce ces tirs qui ont mortellement touché trois gendarmes qui participaient au ratissage de la zone? Dans tous les cas, les ravisseurs et leurs victimes se sont évanouis dans la nature. Ils sont probablement rentrés en territoire malien dont la frontière est située non loin des lieux.

Un constat: lorsque les forces de défense et de sécurité burkinabè, alliées aux forces étrangères ont mené des attaques contre les bases djihadistes, les attaques contre des cibles burkinabè dans le Sahel avaient cessé sinon baissé. Et le problème a été déplacé vers l’Est du pays où la végétation et les distances favorisent le camouflage.

Mais aussitôt le feu descendu sur leurs têtes que l’insécurité tente de se déplacer à nouveau vers le Sahel.

Nos stratèges militaires doivent se secouer un peu afin de sortir des plans et des techniques pour traquer ces terroristes. Après tout, c’est avec les mêmes kalachnikovs qu’ils sèment la désolation. Ils n’ont pas encore d’automitrailleuses ou des avions de combat. Nous sommes donc à armes égales, sauf qu’eux, ils ont l’avantage du terrain.

Nous avons beaucoup de colonels et colonels-majors valeureux qui peuvent apporter leur contribution à la lutte. Comme les hommes politiques qui doivent taire leurs divergences pour regarder dans la même  direction, les soldats (des généreux aux hommes du rang) doivent également se souder les coudes pour le combat.

Pour le ministre qui ne sait pas ce que c’est que l’infanterie (le Chef d’état-major des armées le lui a enseigné déjà mais la répétition est pédagogique), c’est l’ensemble des militaires qui combattent à pied. Ils sont appelés fantassins. C’est bien normal alors que ce soit eux qui soient sur le terrain car c’est leur métier! Mais il ne faut pas confondre jeunes soldats  et ‘’enfants soldats’’!

Lorsqu’on entend effectivement les oraisons funèbres et qu’on apprend l’âge des soldats morts pour la patrie, on peut crier son dépit. La hiérarchie militaire doit envisager d’arrêter d’inhumer nos morts avec tambours et trompettes. Ce n’est pas que les soldats morts ne se valent pas. Mais comme la liste commence à s’étirer, il faut arrêter les enterrements ‘’tapageurs’’. C’est de la communication qu’on fait pour les terroristes et ça doit également saper le moral des autres éléments de la troupe, à l’idée que ce pourrait être prochainement leur tour.

Courage et soutien à tous les éléments des forces de défense et de sécurité. La Patrie ou la mort, nous vaincrons!

L’Impertinent

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