Accueil » Mounafica » Vie des OSC: le CAR sans passagers et le spectacle du MPRESCA

Vie des OSC: le CAR sans passagers et le spectacle du MPRESCA

Le président du MPRESCA, Idrissa Nogo
Le président du MPRESCA, Idrissa Nogo

Quand le vent ne souffle pas, on ne voit pas les fesses du coq, aime à dire mon pote de tous les jours Nè Wendé. Il a lui-même hérité de cette sagesse, car c’était la formule choc de son grand-père vétéran de la Guerre mondiale.

Effectivement, avec le nouveau vent de la démocratie qui souffle sur le Burkina, des lignes commencent à bouger du côté des formations politiques et des organisations de la société civile plus connue sous le sigle OSC. On le sait, dans le CAR de Hervé Ouattara, il ne reste plus que le chauffeur, c’est-à-dire lui-même. Il a annoncé avec un brin de manque d’élégance que «…les rats vont bientôt quitter le CAR». Ce n’est pas gentil.

Mais à côté, ce qui s’est passé publiquement au sein du MPRESCA, le «Mouvement plus rien ne sera comme avant» de Idrissa Nogo, est malheureux. La honte publique, voilà ce que le président du MPRESCA et ses militants ont donné à voir urbi et orbi. Le mouvement de Nogo porte franchement son nom, «plus rien ne sera comme avant».

On a été habitué à voir des militants de 2 ou 3 groupes différents se donner en spectacle à cause d’une prise de position. Qu’un président se voit stopper net au cours d’une conférence de presse, pas par des policiers ou des militants d’un autre groupe mais par les membres de son propre bureau, là c’est la totale! On devrait en rire.

Cependant, il ne le faut pas. C’est une affaire sérieuse qui mérite que l’on s’y penche. Surtout quand, dans sa tentative d’explication, le président Nogo a sorti cette énormité: «C’est une affaire de ventre et de bas-ventre». Si ce n’était que du ‘’tubedigestivisme’’, donc une affaire de ventre, on en a l’habitude. C’est d’ailleurs pour cette raison que le nomadisme politique a été codifié au Faso. Or ici, Idrissa Nogo a été clair, il y a une affaire de bas-ventre. Un lapsus? Non.

Revenons à la conférence pour dire qu’elle avait pour objet le bilan de la grève du SYNTSHA. Un sujet qui, visiblement, ne relève pas du domaine de définition du MPRESCA. En tant qu’OSC, Nogo et ses camarades auraient été très utiles au moment de la grève en portant secours aux malades et à leurs parents. Là, c’était du nouveau, donc plus rien n’est comme avant. Mais dresser le bilan de la grève, alors qu’on ne vous a pas vus dans les centres de santé pendant la grève, fait penser à un deal mal ficelé. Et c’est par là que la discussion a commencé et, de ce malentendu, le MPRESCA s’est donné en spectacle.

Il est temps que la direction des libertés publiques mette de l’ordre dans tout ça. Il faut trier l’ivraie des bons grains.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *