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Viol collectif: ce nouveau phénomène qui ternit l’image de l’Afrique

Ils sont jeunes et n’ont pas peur d’être identifiés. Aussi prennent-ils souvent soin de filmer leur acte tout en montrant leur visage. Le plus étonnant, ils mettent à profit les réseaux sociaux pour rendre public la scène du crime. Leur objectif, choquer et indigner l’opinion publique comme s’ils étaient des braves. Ces nouveaux monstres en vogue en Afrique sont les violeurs collectifs. Les pays comme le Maroc, le Tchad, le Cameroun ou encore le Mali comme connu les leurs. Cette horde barbare qui s’attaque de plus en plus lâchement à des jeunes filles ternit l’image de l’Afrique. Les agressions sexuelles collectives laissent pourtant un goût amer et un nœud au ventre. Comment peut-on en arriver là? Tous les verrous sociétaux ont-ils sauté pour vivre presque dans une jungle? Les codes religieux et culturels sont-ils devenus obsolètes? Et qu’en est-il de la justice et la société dite civile pour protéger les individus et leur dignité? Dans tous les cas, le phénomène du harcèlement des femmes dans l’espace public mérite que l’on tire dès maintenant la sonnette d’alarme et que ces auteurs soient punis de façon exemplaire.

De jeunes présumés violeurs d’une jeune fille à Bamako

Un viol collectif est un viol commis par plusieurs personnes agissant comme auteurs ou complices. La plupart des viols collectifs sont commis par des jeunes de 15 à 20 ans. Les victimes sont généralement aussi de jeunes adolescentes. Le moyen de diffusion de l’horreur est toujours une vidéo mise sur l’internet, en l’occurrence Facebook. Les jeunes agresseurs nourrissent le secret espoir de susciter une salve de réactions indignées sur les réseaux sociaux et dans les médias. En mal de publicité, les voyous violeurs veulent être vus comme si leur acte était méritoire.

La semaine dernière, une jeune fille a été victime de viol collectif à Bamako. Des mauvais garçons sont passés à tour de rôle sur la pauvre. Les agresseurs étaient visiblement déterminés à se venger de la fille. La faute de la victime serait d’avoir porté atteinte à la réputation de la bande. Un acte abject qui interpelle les parents et toute la société. Et comme le phénomène devient récurrent sur le continent, les autorités doivent sévir contre de tels actes haineux. Aucun violeur ne mérite pas d’être protégé. D’ailleurs laisser apparaître une impression d’impunité pourrait contribuer à la banalisation du viol. Une situation que vit actuellement l’Inde.

En Afrique, le viol collectif est une réalité de plus en plus préoccupante

Conséquences psychologique graves

Le viol est un crime, considéré comme l’un des actes les plus graves au même titre que le meurtre. Parce qu’il peut quasiment détruire quelqu’un.

En effet, après une agression sexuelle, la victime se sent permanemment en danger. Elle a peur de tout. Se sentir agressé dans son intimité, est très violent et traumatisant. Certes, le sexe a naturellement quelque chose d’animal qui peut être une belle énergie vitale. Cependant, après un viol, la victime peut vivre cette force comme quelque chose de bestial, de violent et d’agressif. Du coup, pour elle, la sexualité est une horreur. Ainsi, l’humeur peut changer du tout au tout. On peut voir la vie en noir, penser à la mort et même laisser venir des idées suicidaires, ou aller jusqu’à se suicider par profonde déprime.

Après un viol, la confiance peut être impossible. Cette réaction ne perturbe pas seulement les relations amoureuses, mais tout simplement les relations aux autres. Le viol est donc un crime à combattre dans nos sociétés.

Si aucun continent n’échappe totalement aux violences faites aux femmes, ce serait déplorable que l’Afrique devienne championne du monde des viols parce que ses responsables n’auraient pas pris des dispositions utiles à temps pour circonscrire le mal.

Théophile MONE

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