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Violences en Afrique du Sud: xénophobie ou instinct de survie?

Le roi des Zulu a tranquillement demandé aux étrangers en situation irrégulière de plier leurs bagages et de rentrer chez eux. Pendant que le ministère en charge des petites entreprises, secteur majoritairement employeur de ces non nationaux leur signifiait clairement que c’est par amabilité qu’ils sont bénéficiaires de l’hospitalité sud-africaine, priorité devant être donnée aux nationaux; une évidence.

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Des propos, en effet, un peu plus fermes que de coutume, pour ne pas dire plus. Il n’en fallait pas plus pour crier à la xénophobie, un terme aussi inhabituel en pareil cas mais dont l’emploi n’est pas aussi rare que cela dans le monde d’aujourd’hui. Mais que répondre si ces frères africains étaient accusés de trafic de drogues et transport illégal d’armes à feu!
Les violences ont fait des morts et si les personnes mises à l’index sont essentiellement prises pour cibles parce qu’elles sont originaires d’autres pays, c’est grave et loin d’être négligeable. Mais espérons que, pour autant, les Sud-Africains ne sont pas brusquement devenus des xénophobes. Y a-t-il eut des comportements anormaux de ces irréguliers de nature à justifier ces levées des célèbres boucliers zulu ou bien s’agit-il encore ici d’un cas de comportement politique qui n’a pas su dépasser le factuel pour se hisser au niveau d’une approche plus honorable?
Pour le Sud-Africain en manque d’emploi à qui le gouvernement n’a pas pu trouver de travail rémunérateur, le bouc émissaire est tout trouvé! L’instinct de survie se transforme en violences dites xénophobes, car comment les qualifier autrement!?
Et les chefs traditionnels et politiques sont en grande partie responsables de cette dérive. Certains des propos officiels sont tout simplement regrettables pour ne pas dire plus. Hélas; ce grand pays d’Africains blancs et noirs semble en avoir l’habitude.
Même le Président Zuma a quelques fois fait dans le théâtral d’un goût douteux. Ce n’est pas à cela que Mandela nous a habitués de son vivant!
Thomas Niger

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