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Vision du régime minier: les différentes parties prenantes en conclave

«Echanger sur la vision du régime minier adopté en 2009 par les gouvernements africains». C’est ce qui a motivé l’ONG Organisation pour le renforcement des capacités de développement (Orcade) et le Réseau Tiers monde Africa à réunir mardi, les différentes parties prenantes du secteur minier autour d’un séminaire de partage d’information et de connaissances. Prendront part aux travaux, des représentants du ministère des Mines, de l’Environnement, du secrétariat permanent de l’ITIE. Aussi, le secteur privé, les compagnies minières, la Chambre des mines, la Chambre de commerce, l’Association burkinabè des fournisseurs de biens et services miniers et la société civile.

Jonas Hien, secrétaire exécutif de Orcade
Le directeur exécutif de Orcade, Moses Kambou

Dans le but de «créer une exploitation exploitable, transparente, équitable et optimale des ressources minérales pour soutenir une croissance durable et le développement socio-économique», les gouvernements africains avaient adopté en 2009, une vision intitulée, «la vision du régime minier de l’Afrique».

Toutefois, il est ressorti que l’appropriation de cette vision par les parties prenantes du secteur minier reste faible. Il était donc nécessaire pour l’ONG Orcade en collaboration avec le Réseau Tiers monde Africa, de la faire connaître. C’est ce qui justifie ce présent séminaire qui vise à partager des informations et des connaissances sur la vision du régime minier de l’Afrique à travers des communications et des débats, de sorte à contribuer de manière utile au développement des mines.

Les participants au séminaire

Selon le directeur exécutif de Orcade, Moses Kambou, la question des mines ne date pas d’aujourd’hui. Seulement, les africains ont mal exploité l’amende financière qui vient de ce secteur.

En effet, après les indépendances, renseigne M. Kambou, l’Afrique a nationalisé les mines pensant qu’elles allaient résoudre le problème de pauvreté. Malheureusement cela n’a pas été le cas et la stratégie s’est transformée en outil politique. «On a fini par appeler le secteur privé et la Banque mondiale nous a suggérés d’élaborer des textes attractifs pour attirer l’investissement étranger», a-t-il confié.

Cette vision essaye de voir pourquoi l’Afrique est tombée dans ce piège et de s’inspirer des pays du Nord qui se sont développés avec les ressources naturelles. La vision comporte sept axes principaux.

Madina Belemviré

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