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Vive la coopération qui accouche…

Moi j’ai appris que le samedi passé, à Balkuy, il y a eu la pose de la première pierre de la construction d’une usine de fabrication de seringues et de gants médicaux. Quelle bonne nouvelle! Nè Wendé!

Il parait que c’est un partenariat entre des Burkinabè et des Sud-Coréens. Y a-t-il meilleure coopération que ce genre de partenariat? C’est une amitié qui a accouché d’une usine. Ça, c’est du concret, une action qui va dans le sens de l’amélioration de la prise en charge des patients et qui concoure à l’émergence du Burkina. Nè Wendé!

Car, à part l’Afrique du Sud en Afrique, le Burkina est l’autre pays à se doter d’une telle usine. Et quand on connait les capacités managériales de la Cameg en Afrique et sachant qu’elle sera le principal grossiste de ces consommables médicaux, on ne doute point que le Made in Burkina Faso va conquérir la sous-région voire au-delà! Nè Wendé!

Moi, j’avais échangé avec des amis sur la nature des relations entre nous et nos amis Taïwanais. Si ce n’est pas ces dernières années où l’on voit les retombées concrètes de cette coopération, il était difficile de percevoir les réalisations. On avait mis cette coopération sous le nom de «les six engagements du président du Faso» (Blaise Compaoré) devenus plus tard «les engagements nationaux». Nè Wendé!

L’essentiel des engagements de Taïwan allait dans le financement des engagements de Blaise Compaoré. De l’argent géré directement à partir de Kosyam à partir d’un Secrétariat permanant. C’est Blaise qui faisait son faro-faro avec ça. J’avais dit, en son temps que, si nos amis Taïwanais, qui sont doués en matière de technologie, pouvaient venir prendre des espaces dans la ZACA pour monter des ordinateurs, des téléphones, des téléviseurs, des plaques solaires et les gadgets qui vont avec, au nom de Dieu que le Burkina allait émerger en un rien de temps. Nè Wendé!

Avec la télé et le téléphone, l’éveil des consciences se fait très vite et les messages pour un changement de comportement touchent leurs cibles. Et, en les fabriquant ici, même si les coûts ne seront pas ‘’ponpon’’, ils seront réduits et des emplois seront créés pour les nombreux étudiants qui sortent de nos écoles techniques. Nè Wendé!

C’est une idée que je donne comme ça au Rocco et à ses conseillers. Si nous proposons et négocions bien ce genre de projets avec nos amis, c’est sûr qu’ils vont accepter. Car, au lieu de nous donner le poisson, c’est mieux de nous aider à pêcher. A terme, nos techniciens, qui vont travailler aux côtés des ingénieurs taïwanais, vont acquérir l’expertise et ainsi placer le Burkina sur la liste des pays fabricants et exportateurs de matériels électroniques et électroménagers. C’est ce genre de partenariats qu’il faut négocier avec nos amis détenteurs de la technologie, au lieu de vouloir de leurs sous. Nè Wendé!

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