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Voici comment Mathias est arrivé à la tête du CSC

Le nouveau collège des conseillers du Conseil supérieur de la communication (CSC) a élu ce jour ses dirigeants. Pour la première fois depuis la création du CSC (CSI à l’origine), la présidence a échu à un non membre du monde de l’information et de la communication. Avocat et conseiller spécial du président du Faso, Mathias Tankoano est sorti du buisson pour étreindre ‘’sa’’ chose. Le mandat agité de Nathalie a-t-il influencé le choix d’un auxiliaire de justice plutôt qu’un homme des médias? Affirmatif.

                                                    Mathias Tankoano (ph B24)

Car, a raconté une source, à la pré-rencontre qui a eu lieu hier jeudi, deux candidatures de journalistes s’étaient dégagées. Le collège des futurs conseillers (ils prêteront serment le jeudi prochain et entreront alors en fonction) a donc craint le syndrome Nathalie-Désiré: que le gagnant et le perdant se livrent une guerre en sourdine, au détriment du fonctionnement de l’institution. Ce sont deux hommes bien connus et le collège craignait une guerre des égos.

Tandis que nos champions songeaient à se défendre, arrive un troisième Larron qui saisit Maître Aliboron (pour paraphraser Jean de la Fontaine)

Et, pour une fois, ‘’ON’’ n’avait pas donné d’instructions sur le choix du président. Les conseillers ont donc demandé aux candidats putatifs de s’entendre sur un nom. Ce vendredi, lorsqu’il a été demandé qui était candidat à la présidence, Mathias Tankoano s’est proposé et ne voyant rien en face, le collège l’a applaudi. Idem pour le vice-président, Abdoulaziz (Aziz) Bamogo. Le consensus a donc prévalu, ose-t-on croire. Et ainsi, la présidence du CSC a échappé au monde des médias. Il ne faudra pas s’en plaindre après…

On peut dire que les hommes et femmes de médias ont pris goût au pouvoir depuis ces dernières années et ils en ont comme une soif. Maires, députés, ministres, présidents d’institutions, Premier ministre, il ne reste plus que la magistrature suprême.

Les jeux étant faits, espérons que les qualités morales et éthiques vont prendre le dessus sur tout et que le diable, qui a été court-circuité par une désignation consensuelle, soit tenu loin de la maison CSC pour un retour exclusif aux missions de l’institution. Il y a des élections dans deux ans et deux ans, c’est après-demain…

Hidogo

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