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Voilà pourquoi tout le monde ne peut pas être journaliste

Les nombreux journalistes envoyés couvrir l’ouverture du procès du putsch manqué de septembre 2015 ont été surpris d’apprendre, une fois sur place à la salle des Banquets de Ouaga 2000, qu’il n’était pas possible pour eux d’apporter leurs téléphones portables dans la salle d’audiences. Face à cette situation, il a même été envisagé sur place de boycotter le procès, puisque beaucoup allaient revenir dans les rédactions bredouilles. Heureusement qu’une solution a été trouvée.

Les outils indispensables d’un journaliste

Malgré tout, on peut dire qu’à quelque chose malheur est bon. Car, de nos jours, les confrères sont abonnés à la facilité. Le calepin et le stylo ou le crayon ont été remplacés par le dictaphone ou le téléphone portable avec lesquels on enregistre tout. Aujourd’hui, la prise de notes a été abandonnée par nos jeunes confrères. C’est vrai que nous sommes dans l’ère des outils modernes de communication. Mais le reporter ne doit pas perdre de vue que les notes sont indispensables dans la pratique du journalisme.

En effet, lorsque, malencontreusement, on a omis d’appuyer sur le bon bouton, on se retrouve dans la mouise après la cérémonie. Pas de son. Ou alors lorsqu’on a appuyé sur le mauvais bouton, on peut tout effacer d’un coup.

En plus, les notes peuvent être mieux conservées pour servir plus tard car faciles à retrouver sur un calepin que sur un support numérique. Même en cas d’enregistrement, les notes donnent des repères dans la rédaction de l’article.

Beaucoup de confrères ‘’rêvent’’ lors des activités ou conférences de presse ou font autre chose, parce qu’ils savent qu’à la fin, ils vont tendre leurs micros et dictaphones aux organisateurs ou aux autorités qui vont mâcher pour eux ce qu’ils devraient écrire ou dire. Voilà pourquoi beaucoup pensent que le journalisme est un étier facile.

Même pour les médias audiovisuels, cette pratique est recommandée, puisqu’on ne peut pas enregistrer entièrement une activité qui dure des heures.

Cette interdiction d’accès à la salle d’audience du tribunal militaire délocalisé dans la salle des Banquet de Ouaga 2000 est une piqure de rappel sur les outils dont le reporter doit disposer avant d’aller à une couverture médiatique.

Hidogo

Un commentaire

  1. Facilité, quand tu nous tiens!
    Triste réalité que celle que nous offre les journalistes d’aujourd’hui. En plus d’être très pressés (au figuré comme au propre), ils sont généralement sous informés. Ce n’est pas étonnant, quand, pendant des cérémonies, au lieu de suivre pour bien rendre compte par la suite, ils préfèrent s’adonner aux réseaux sociaux, préférant attendre la fin de l’activité pour venir gaillardement avec leur matériel d’enregistrement pour poser des questions du genre:
    – Pourquoi une telle initiative et à qui s’adresse-t-elle?
    – De quoi a-t-il été question au cours de cette cérémonie?
    – Quels sont les objectifs recherchés par votre rencontre?

    – A qui s’adresse cette

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