Vote des Burkinabè de l’étranger: considéré toujours comme un serpent de mer, il sera effectif, selon Alassane Bala Sakandé - Les échos du Faso
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Vote des Burkinabè de l’étranger: considéré toujours comme un serpent de mer, il sera effectif, selon Alassane Bala Sakandé

L’Assemblée nationale a adopté ce lundi 30 juillet 2018 en la faveur de la première session extraordinaire qui a débuté le 26 juillet dernier, le projet de loi relatif à la modification de la loi N°014-2001/AN du 3 juillet 2001 portant code électoral. A la suite de cette session, le président de l’Assemblée nationale a animé un point de presse pour donner sa lecture des faits sur les documents de votation qui suscitent des débats actuellement.

L’exclusion se situe à quel niveau? demande Ala

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait pris l’engagement lors de sa campagne pour les élections présidentielles de 2015, d’aller à une cinquième république en adoptant une nouvelle constitution et d’opérationnaliser le vote des Burkinabè de l’étranger. C’est cet engagement qu’il tient aujourd’hui, à en croire Alassane Bala Sakandé, à travers ce projet de loi qui a été soumis à l’appréciation de la représentation nationale.

Pour lui, le vote des Burkinabè de l’étranger a toujours été considéré comme un serpent de mer avec des promesses qui ne viennent jamais. «Pour une fois, un président a pris l’engagement, lors de sa campagne, de permettre à tous les Burkinabè de l’extérieur de pouvoir participer au vote. Aujourd’hui que tout est fin prêt, on trouve encore des alibis pour nous amener en arrière en parlant d’exclusion. L’exclusion se situe à quel niveau? Est-ce qu’en insistant pour que nos compatriotes aient un document comme la carte d’identité nationale ou le passeport est une exclusion?», s’est interrogé le président de l’Assemblée nationale, qui estime que tout Burkinabè est censé avoir une CNIB.

Concernant le choix de l’opposition de ne pas prendre part au vote, Alassane Bala Sakandé a confié: «Nous sommes en démocratie, les uns et les autres sont libres de s’exprimer. Ils se sont exprimés, mais je me dis qu’ils avaient intérêt à rester dans la salle pour défendre leur point de vue, leur position, c’est d’ailleurs ce qui a été fait».

Madina Belemviré

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