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Vote des Burkinabè de l’extérieur: la CENI rassure à Genève

Les Burkinabè résidant en Suisse vont voter en 2020. Ils en ont eu l’assurance le dimanche 2 décembre 2018, lors d’une rencontre avec une mission de la CENI conduite par le commissaire Benoit Ilboudo et comprenant M. Rasmane Sawadogo et Mme Sabine Tanni.

Le délégué CSBE de la Suisse, Tahirou Komi
Le commissaire Benoit Ilboudo de la CENI (micro) et l’Ambassadeur Sougouri

Devant une assistance comprenant les principaux leaders de la communauté burkinabè en Suisse, la mission de la CENI assistée de l’ambassadeur représentant permanent du Burkina à Genève, S.E. M. Dieudonné W. Désiré Sougouri et de ses conseillers, a expliqué les dispositions du Code électoral et levé nombre d’inquiétudes.

Au nombre de ces inquiétudes, le vote des ressortissants burkinabè travaillant à Genève, mais résidant en France voisine. « L’essentiel, a répondu le commissaire Benoit Ilboudo, est d’être immatriculé à l’Ambassade du Burkina à Genève ». Le Code électoral dispose en effet que pour qu’il soit créé un bureau de vote dans une ambassade et/ou un consulat, il faut que sa juridiction diplomatique puisse justifier de 500 Burkinabè dûment immatriculés, ayant 18 ans accomplis à la date du scrutin et munis d’une CNIB ou d’un passeport en cours de validité. « La carte nationale d’identité du Burkina Faso ou le passeport ordinaire en cours de validité tient lieu de carte d’électeur » précise le Code.

Une vue de l’assistance

Atteindre le seuil de 500 immatriculés

L’autre souci de l’assistance a été de savoir comment se procurer ces documents indispensables pour ceux qui n’en disposeraient pas. Tout est mis en œuvre pour trouver une solution à ce problème, ont indiqué les animateurs de la rencontre. L’ONI devrait organiser des missions courant 2019 pour établir ces documents de votation là ou cela est nécessaire. En tous les cas, a insisté l’ambassadeur représentant permanent du Burkina à Genève, « il y a des efforts de déconcentration en cours dans la délivrance des documents d’identification et il y a donc de bonnes perspectives que le problème trouve une solution heureuse dans les meilleurs délais ».

Le plus gros défi pour l’ambassade du Burkina à Genève et la communauté burkinabè à l’heure actuelle, est d’atteindre avant juillet 2019, la barre de 500 ressortissants régulièrement immatriculés. Malgré des efforts déployés depuis 2009, nombre de burkinabè résidant en Suisse rechignent encore à se faire immatriculer à l’ambassade. L’ambassade va poursuivre le travail de communication dans tous les cantons de la Confédération helvétique, avec l’aide du délégué CSBE Tahirou Komi qui s’active à la mise en place d’un comité pour travailler au recensement de tous les Burkinabè résidant en Suisse.

Mathieu Bonkoungou

Ambassade Mission permanente du Burkina à Genève

Un commentaire

  1. Voilà une rencontre de la CENI en Suisse : 24 personnes présentes. est ce vraiment nécessaire que pour informer 24 personnes, il faille faire une mission de la CENI ? Aujourd’hui, avec les TIC, cela n’est plus nécessaire. Les possibilités qui s’offrent sont nombreuses :

    1) Faire un dossier communicatif sur comment voter, avec un FAQ (foire aux questions) que les uns et les autres pourraient se poser
    2) Mettre au niveau de chaque Ambassade, un responsable du dossier
    3) Mettre en place au sein de chaque ambassade, une ligne de téléphone, une adresse mail, destinés à renseigner sur les élections
    4) Dans chaque pays, chaque ressortissant CSBE est l’ambassadeur pour porter l’information aux autres. Ils pourraient créer un groupe Whatapps avec les ressortissants, pour les informer, faire des rencontres d’informations, et recueillir tous les besoins d’informations à transmettre par mail à la CENI pour réponse appropriée
    5) Ces réponses seront transmises puis diffuser aux ressortissants

    Dans tous les cas, le monde change. les missions physiques deviennent de moins en moins utiles. Elles sont coûteuses, et présentent des risques énormes de santé et de sécurité pour les missionnaires. Vraiment, on peut considérer que cette décision n’a pas été la bonne pour la CENI.

    A ne plus jamais refaire !!!

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