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Yahya Jammeh pour un 5ème mandat: comme ces chefs d’Etats qui rusent avec la démocratie

C’est aujourd’hui 16 novembre 2016 que la campagne pour l’élection présidentielle débute en Gambie. En lice pour un cinquième mandat, le chef de l’Etat gambien Yahya Jammeh fera face à deux adversaires lors de la présidentielle du 1er décembre prochain.

Au pouvoir depuis le 22 juillet 1994 suite à un coup d’État, il devient président de la République de Gambie ce petit pays à l’intérieur du Sénégal depuis le 18 octobre 1996. Ainsi, comme bien d’autres chefs d’Etat du continent, cet officier et homme politique gambien ruse avec la démocratie. De bonnes raisons de se révolter.

Yahya Jammeh en route pour un 5ème mandat en Gambie
Yahya Jammeh en route pour un 5ème mandat en Gambie

Les Africains tiennent mordicus à cette assertion dite, faite et écrite: il ne peut plus y avoir de coup d’Etat en Afrique, encore moins de rébellion. Oui, jamais plus, des putschistes ne pourront prospérer ni émerger sur le continent. Nous y croyons. Nous y veillons.

Au lieu d’en tirer les leçons pour renforcer la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance sur le continent, certains responsables politiques se servent de cette nouvelle aspiration des populations pour mieux tuer la démocratie et pour refuser de prendre en compte les aspirations des populations. La mobilisation générale contre les coups d’Etat et les rébellions en Afrique n’est aucunement une prime donnée à des régimes pour mettre la démocratie en cage. Que demande-t-on aux chefs d’Etats africains? On leur demande d’être des démocrates et de ne surtout pas ruser avec la démocratie en tripatouillant les constitutions, en organisant des élections de façades, en bâillonnant leurs peuples. En ligne de mire, nous avons Paul Biya, Idriss Deby, Faure Gnassingbé, Joseph Kabila, Obiang Nguema, Yahya Jammeh, Ali Bongo et bien d’autres. Dans les pays de ces dirigeants, malheureusement, le respect de la volonté du peuple exprimée sans tricherie, sans pression, ni chantage, n’existe pas. Comme l’a si bien exprimé le président Gambien, et pour le paraphraser, «peu importe ce que les gens disent de ces présidents, ils n’en sont pas touchés. Ils n’écoutent personne parce qu’ils savent ce qui est important. C’est entre eux et Dieu». C’est donc clair et net, ils ne composent pas avec leur peuple. C’est pourquoi il n’y aura pas de solution miracle contre ces dictateurs. Surtout qu’ils se croient des envoyés de Dieu. Seule la lutte nous libérera de ces accros du pouvoir.   Autant nous nous mobilisons contre les djihadistes en Afrique, autant sur le continent, les peuples opprimés doivent se dresser contre les chefs d’Etats ennemis de la démocratie. Les peuples doivent prendre en main leur destin. C’est ce qui s’est passé en Tunisie, en Egypte et au Burkina Faso. C’est ce qui finira par arriver dans les pays où les systèmes sont anti-démocratiques. Au regard de ce qui se passe dans certains pays africains on se dit qu’on a de bonnes raisons de se révolter. L’Afrique et les peuples africains méritent mieux que ça. Pour l’instant, dans la lutte, gardons espoir qu’un jour toutes ces dictatures finiront bien par s’écrouler.

Théophile MONE

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