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LES ZÉCHOS: Dr. ABLASSE OUEDRAOGO

Les Zéchos

Ablassé Ouédraogo provoque de plus en plus par ses déclarations

Dr. Ablassé Ouédraogo, économiste, diplomate et homme politique burkinabé. Il est le président-fondateur du parti « Le Faso Autrement », d’idéologie libérale centriste. Un parti dont la devise est «Rien n’arrête une idée arrivée à son heure».

Brillant élève depuis le Lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou jusqu’à l’Université de Nice en France, en passant par l’Université nationale du Gabon, Ablassé Ouédraogo a soutenu sa thèse de Doctorat de 3ecycle en Sciences économiques, option «Economie du développement», avec la mention Très honorable et Félicitations du Jury à Nice.

De mars 1994 à février 1999, Ablassé Ouédraogo a été ministre des Affaires Etrangères du Burkina Faso puis Conseiller spécial du président Blaise Compaoré de février à novembre 1999.

En 2011, il rejoint l’opposition politique burkinabè pour combattre les dérives du régime du président Compaoré.

En décembre 2012, Ablassé Ouédraogo est élu pour la première fois député de l’Assemblée nationale du Burkina Faso dans la 5e législature de la 4e République, représentant dans l’hémicycle son parti nouvellement créé. Il y joue un rôle déterminant avec l’opposition burkinabè dans la lutte contre la modification de l’article 37 de la Constitution. Ainsi a-t-il été un acteur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ayant abouti à la chute du régime Compaoré.

Dans le domaine du privé, il est Administrateur général de Zoodo International, une agence conseil en relations et stratégies internationales qu’il a créée en 2008.

Sur le plan international, Ablassé Ouédraogo a travaillé au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à la Banque africaine de développement (BAD).

Mais depuis 2015, ce grand intellectuel agace les Burkinabè par ses déclarations incendiaires et provocatrices. Non seulement il n’a pas la langue dans sa poche, mais quand il doit s’exprimer, il crée la polémique. Oui, son franc-parler séduit les uns et choque les autres.

Un regard dans le rétroviseur et l’on se rend compte que les déclarations d’Ablassé Ouédraogo sont parfois décousues et pleines de contradictions. Lui-même n’hésite pas à demander pardon par moments sans pour autant apprendre de ses erreurs.

La preuve n°1: Ablassé Ouédraogo se définit comme le mossi musulman du Plateau central et fils de paysan. En effet, en pleine préparation de la campagne pour l’élection présidentielle de 2015, il tient des propos régionalistes dans « Jeune Afrique » en mettant en avant la fibre ethnique et religieuse. Taxé de sectaire, le président de « Le Faso Autrement » a dû, dans une lettre ouverte adressée aux Burkinabè, demander pardon. «Mes propos tels que présentés intentionnellement ont été maladroits, inopportuns et inappropriés. Je l’ai payé chèrement. Je comprends les frustrations et les souffrances énormes que cela a pu causer chez les uns et les autres, et ils sont nombreux. J’en ai également souffert personnellement dans mon fort intérieur car ces propos ne reflètent aucunement ni ma personnalité, ni mes valeurs, ni mes convictions. Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, cette lettre ouverte se veut être une expression de regrets et une demande de pardon en toute sincérité et humilité à toutes celles et à tous ceux qui auraient souffert de ces propos tels que présentés par Jeune Afrique dans l‘interview du 08 juin 2015», s’était-il confessé.

Alors que les Burkinabè pensaient que l’ex-ministre des Affaires étrangères tournerait désormais sept fois la langue avant de parler, Ablassé les surprend toujours par ses propos provocateurs.

Preuve n°2: «Blaise a pardonné aux Burkinabè» De retour d’Abidjan où une équipe de la CODER est allée rendre visite à Blaise Compaoré, Ablassé Ouédraogo déclarait sur les ondes: «Nous avons eu l’honneur d’être reçus par l’ancien président Blaise Compaoré. Un homme que nous avons trouvé en très grande forme. Tout au long de l’entretien, il est resté tout sourire. Il a pu démontrer qu’il était sans amertume et qu’il avait pardonné».

Preuve n°3: Le dossier du journaliste d’investigation, Norbert Zongo, «a été financièrement réglé». La semaine dernière, au cours de l’émission controverse sur la RTB-télé, Ablassé Ouédraogo n’a pas hésité un instant à dire que le dossier Norbert Zongo a été réglé financièrement. Des propos très choquants et pour la famille et pour ceux qui croient encore que justice sera faite à Norbert Zongo, le martyr. Au-delà du pessimisme exprimé, Ablassé Ouédraogo laisse penser que certains crimes sont monnayables au Burkina. Comme s’il n’y avait plus de morale, de justice et de vérité.

Quel crédit accorder à un homme aussi versatile dans ses propos? Finalement, Ablassé Ouédraogo est en train de devenir lentement mais sûrement son propre ennemi: il ne cesse d’attirer la colère des Burkinabè sur lui-même par une communication agressive. Espérerons qu’il va changer d’ici là sa stratégie de communication. Car ce n’est pas de cette façon que les portes de Kosyam lui seront grandement ouvertes.

2 commentaires

  1. Cet homme là est un danger pour la démocratie,avec son slogan’rien n’arrête une idée arrivée à son heure’,il faut voir qu’il est dépassé car il n’ a qu’une idée dans ce monde des idées.il oublie qu’en luttant avec ceux qu’il a combattu pour l’aboutissement de l’insurrection vont le coincer dans cette affaire de réconciliation,si lui qui était aux devants des choses pour l’insurrection et sous la transition peut s’asseoir tranquilos avec le cdp,l’adf_rda et autres c’est que la reconciliation est en marche,donc il ne faut pas détourner les burkinabè de l’essentiel

  2. L’agora politique burkinabè est plein d’usurpateurs et de renégats. C’est toute la question relative à la liberté d’expression, à sauvegarder, et la possibilité, par ce même droit acquis par les certains hommes politiques qui enfument les esprits, dévoient ls consciences et gesticules pour tenir le pavé de leur illusions perdues. C’est un mal dont il faut se guérir. Par ailleurs, ces personnage, de l’acabit d’Ablassé, finissement par devenir des fossoyeurs (s’il s’agit d’eux-mêmes, la perte reste minime) de la démocratie. Enfin, quand on a perdu pied dans la rivière, soit quelqu’un d’autre vole à votre secours, soit vous coulez… La seconde hypothèse correspond au réel dont il est question dans votre article.
    Or nous assistons au bal des naufragés : ils coulent tous mais ils pensent que c’est la rivière qui est devenue subitement impétueuse, inhospitalière, alors que c’est eux-mêmes qui se confondent, en cherchant toujours à nager en eau trouble, dans des baffons du politique dont ils sont seuls à continuer de penser qu’on y voit clair et en criant, dans leur naufrage à qui veut les entendre, de les suivre. Il y a des gens dont le rôle dans l’histoire, s’il a un jour existé, se trouve définitivement hors de l’histoire.
    Dieu sauve le Faso des gesticulations et des amnésies volontaires et surtout des trahisons.

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