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LES ZÉCHOS: WALIKOU SENOU

Le SG de l’Unapol, Wakilou Senou

Les Zéchos

Walikou Senou: secrétaire général du syndicat Union nationale Police (Unapol). Les agents de la Police nationale ont observé, du 24 au 28 octobre dernier, un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire national. Les agents ont observé cette grève pour exiger la satisfaction de leur plate-forme revendicative minimale. Suite à ce débrayage, les leaders de l’Unapol ont été reçus par le président du Faso. C’est à l’issue de cette rencontre que le syndicat a invité tous les agents à reprendre le travail. Là où on a de la peine à suivre l’Unapol, c’est qu’il dit que la grève a été un mouvement SPONTANNE. C’est très grave, s’il peut y avoir spontanéité à la Police! Mais il n’a pas hésité à sortir dans les médias pour soutenir le mouvement. La plate-forme n’est qu’un prétexte. La réalité est la guéguerre légendaire entre éléments de la Gendarmerie nationale et agents de la Police nationale avec pour points culminants l’incident au Groupement de sécurité et de protection républicaine et celui intervenu dans le Sahel burkinabè entre gendarmes et policiers. Il y a également en filigrane la contestation du ministre de la Sécurité. Peu importent les motifs de ce débrayage sauvage. Il faut simplement constater que ces agents, qui ont été recrutés, formés et sont payés pour protéger les populations, ont fui leurs devoirs, au moment même où le pays vit dans une insécurité totale. C’est au moment où on a le plus besoin de ces policiers qu’ils abandonnent leurs postes. Alors, la question est de savoir si on a encore besoin de la Police au Burkina. La réponse lapidaire est non. Par cet acte d’indiscipline caractérisée, la Police a montré que l’Etat et les populations peuvent compter plus sur la Gendarmerie que la Police. Au moins, la Gendarmerie est fidèle à l’autorité et ne se donne pas le droit d’abandonner ses missions. Voilà pourquoi on peut, dans le dispositif de protection des hautes autorités, faire plus confiance aux gendarmes qu’aux policiers. Cette grève le prouve. Souvenons-nous également de la polémique née du comportement des policiers lors de l’attaque du café Istanbul. Ils auraient fui. Nous n’allons cesser de le répéter, les policiers sont les moins à plaindre de tous ceux qui émargent au budget de l’Etat. Nous parlons de terrorisme, des djihadistes alors que ceux qui vivent aux frais de la princesse ne font pas autre chose…

«Pour le Policier, UNAPOL ne lâche rien.» Bien. Mais pour la sécurité des populations, les policiers lâchent tous. Quelle est leur utilité alors?

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