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Morosité des affaires au Burkina: le Cercle des chefs d’entreprises propose au chef de l’État des pistes de solutions

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu, ce lundi 23 mai 2016 à Kosyam, le Cercle des chefs d’entreprises burkinabè conduit par son président, Mahamadi Savadogo dit Kadhafi et l’ancien président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. Le Cercle des chefs d’entreprises est allé échanger avec le président sur le climat des affaires du pays. Quant au second qui est en fin de mandat, il est allé faire son bilan.

Le Cercle des chefs d'entreprise burkinabè avec leur président Mahamadi Savadogo dit Kadhafi
Le Cercle des chefs d’entreprises burkinabè avec leur président Mahamadi Savadogo dit Kadhafi

La délégation du Cercle des chefs d’entreprises burkinabè a été la première à être reçue par le président Kaboré. Elle est allée échanger avec le locataire de Kosyam sur le climat des affaires du pays. Selon le président du Cercle, Mahamadi Savadogo dit Kadhafi, le climat des affaires du Burkina Faso tout comme celui de la sous-région est depuis un certain temps morose. Pour ce faire, sa délégation a fait au président du Faso des propositions afin de sortir de cette situation. A ce titre, le Cercle souhaite organiser un forum national sur la relance économique qui sera présidé par le président Kaboré. Il propose également d’accompagner la finalisation de la mise en place des instances de représentation de la Chambre de commerce et d’industrie et de redynamiser le Conseil national du patronat. Enfin, le Cercle a émis le souhait de réactiver le conseil présidentiel pour l’investissement avec une nouvelle composition des représentations du secteur privé. La délégation de Mahamadi  Savadogo pense qu’il faut réserver une bonne part des investissements du Programme national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 au secteur privé national.

En rappel, le Cercle des chefs d’entreprises burkinabè est une association d’entrepreneurs privés créée en 2000 et opérant dans la plupart des secteurs d’activités économiques du Burkina Faso.

L'ancien président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo en fin de mandat
L’ancien président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo en fin de mandat

La deuxième personne à être reçue par Roch Kaboré est l’ancien président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo.

Il dit être allé informer le président du Faso de la fin de sa mission. Il a saisi cette occasion pour le remercier et à travers lui, le gouvernement et tout le peuple burkinabè pour l’appui et la confiance dont il a bénéficié dans l’exercice de son mandat. En termes de bilan, il a indiqué que l’intégration régionale est un chantier qui n’est jamais fini. «Nous avons certainement eu des acquis au cours de ces quatre dernières années dont le principal est le maintien de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans notre région à travers la gestion des multiples crises que nous avons malheureusement connues. Mais, également à travers l’enracinement de la démocratie et des principes démocratiques dans notre région…», a expliqué le président en fin de mission. Comme acquis, il a aussi noté l’approfondissement du processus d’intégration à travers la libéralisation de la circulation des personnes et des biens qui est la pièce angulaire de toute communauté régionale. «De cet fait, nous nous réjouissons non seulement de l’acceptation du tarif extérieur commun à partir de 2015 qui fait de notre région une union douanière mais aussi, la conclusion des négociations des APE avec l’Union européenne qui nous permet de développer notre marché régional et d’avoir une cohérence dans nos politiques commerciales vis-à-vis de l’extérieur», s’est-il réjoui. Il a relevé l’adoption de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO qui sera véritablement la carte d’identité du citoyen CEDEAO puisqu’elle sera la même pour tous les citoyens de l’espace et elle remplacera le permis de séjour. En termes toujours d’acquis, l’ancien président a noté la constitution d’une réforme qui est passée d’une commission de 9 à 15 membres. Il a également souligné le développement des infrastructures qui relève de la responsabilité de la CEDEAO et qui permettra au Burkina Faso d’être concurrentiel et efficace, le développement agricole et l’important dossier du développement des ressources humaines. Comme chantiers en cours, M. Ouédraogo a évoqué la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Il a précisé que ces résultats sont l’œuvre d’une équipe et non d’une seule personne. Malgré ces acquis, il a noté quelques insuffisances dont la faible mise en application des textes adoptés.

Jude Somé

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