Accueil » L’impertinent » Barrer la route aux barrières de mariages

Barrer la route aux barrières de mariages

LES ECHOS DU FASO AVAIENT DEJA ATTIRE L’ATTENTION DE L’AUTORITE COMMUNALE DE OUAGA SUR UN PHENOMENE QUI COMMENCAIT A PRENDRE DU GALON. BIENTOT CINQ ANS QUE CETTE INTERPELLATION AVAIT ETE FAITE. DE NOS JOURS, L’AUTORITE SEMBLE VOULOIR PRENDRE LE TAURREAU PAR LES CORNES. LE POURRA-T-ELLE?LISEZ PLUTOT LA PREMIERE ALERTE DU JOURNAL.

Le maire de la ville de Ouagadougou a un phénomène nouveau qu’il va devoir couper à la racine au plus vite. On ne peut pas barrer une route pour célébrer un mariage. Surtout que, semble-t-il, c’est lui qui en donne l’autorisation.

Cette route a été barrée et les invités installés sur la chaussée.
Cette route a été barrée et les invités installés sur la chaussée.

En effet, ces derniers mois, il est de plus en plus coutume de tomber nez-à-nez avec une barrière qui empêche d’aller dans le sens normal de la route. Généralement érigées sur les voies à double sens, ces barrières vous obligent à aller en sens inverse Les barrières sont déposées par la Police municipale, donc avec l’autorisation du maire.

Les nouveaux riches rétorqueront que ce sont des histoires d’aigris. Soit. Mais ceux qui ne sont pas parvenus là où ils sont par un concours de circonstances savent respecter les autres. Ils savant que chez eux, s’il n’y a pas assez de places pour recevoir des convives, on les réunit dans des espaces dédiés à ce genre de jamborées.

Nos parents squattaient le voisinage pour ce faire. Voilà pourquoi on disait, jadis, que le voisin est le premier parent de son voisin. Car, dans la joie comme la tristesse, c’est le premier à être présent. Mais de nos jours, c’est à peine si des voisins se connaissent. Certains ne se disent même pas bonjour. Il ne faut plus rêver d’aller regarder la télé chez le voisin. Les relations de bon voisinage ont tout simplement foutu le camp, comme le slogan de la vieille compagnie.

Le maire doit obliger les gens à raviver cette relation séculaire de bon voisinage. Celui qui ne peut pas contenir ses invités dans sa cour peut aller louer un de ces nombreux espaces qui commencent à proliférer. Ça permet de créer des emplois pour d’autres.

D’autres diront qu’on barre des routes pour prier. D’accord. On a laissé faire et, aujourd’hui, on ne peut plus rectifier le tir. Mais la religion ou les décès sont des faits sociaux face auxquels on peut consentir un détour. Mais pas pour un mariage qu’on prend le temps de préparer. Avec tous les moyens qui vont avec, donc la location d’un espace pour recevoir les nombreux côcôs.

lire aussi: https://lesechosdufaso.net/monsieur-le-maire-monsieur-le-maire-monsieur-le-maire/

L’Impertinent

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *