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72 heures du comédien de cinéma : la 3e édition tenue les 3, 4 et 5 juin

Les 3, 4 et 5 juin, se tiendra à l’ISIS-SE, la 3e édition des 72 heures du comédien de cinéma, organisée par l’Association burkinabè des comédiens et comédiennes de cinéma (ABCC). Il s’agit pour la jeune génération de communier avec les ainés, participer et faire partager avec le public, les conditions dans lesquelles évoluent les comédiens qu’il suit au quotidien.

Le SG de l’ABCC Désiré Yaméogo, n’a pas manqué de relever les difficultés que rencontrent les comédiens burkinabè

Permettre aux comédiens burkinabè de se retrouver, et partager les expériences, c’est le sens que donne l’Association burkinabè des comédiens et comédiennes de cinéma (ABCC), à la 3e édition des 72 heures du comédien de cinéma qu’elle organise. Des confidences du secrétaire général de l’ABCC, Désiré Yaméogo, il s’agit pour la jeune génération de communier avec les ainés, participer et faire partager avec le public, les conditions dans lesquelles évoluent les comédiens qu’il suit au quotidien. Selon ses explications, il sera question durant les 72 heures que va durer la présente édition, de projeter des films burkinabè en rapport avec le thème de ladite édition : « Le secret de l’acteur ». Selon les affirmations du SG cela permettra au public, surtout le comédien jeune, de voir des films qui ont été tournés au cours de différentes périodes, d’analyser les films joués de par le passé avec des acteurs qui n’avaient aucune formation. « Il s’agit en réalité d’une rencontre avec l’auteur lui-même, qui doit évaluer quel a été son parcours, évaluer dans quelles condition, les devanciers ont travaillé, et les conditions dans  lesquelles lui il travaille aujourd’hui ».

Le directeur général du cinéma et de l’audiovisuel, Bonaventure Ouédraogo, a pris bonne note

La vie du comédien burkinabè n’est pas aussi rose comme on pouvait le penser. Les acteurs présents à la cérémonie d’ouverture, ont profité de l’occasion pour énumérer certaines des difficultés qui entravent leur épanouissement, au représentant du ministre en charge de la culture. Il s’agit du directeur général du cinéma et de l’audiovisuel, Bonaventure Ouédraogo, qui a déclaré avoir pris bonne note des cris de cœur des acteurs, et soutient que les autorités compétentes ont conscience des difficultés que connait le milieu du cinéma. Si sur place il n’a pas fait de promesse, il a rassuré l’ABCC et ses membres, qu’un travail sera fait pour faire bouger les lignes. Déjà rassure-t-il, l’adoption de la convention collective tant souhaitée est en chantier, et elle ne saurait tarder.

Aminata Diallo Glé alias Kady Jolie la marraine invite les comédiens à se mettre au travail

Pour cette édition, c’est la comédienne, réalisatrice, et productrice, Aminata Diallo Glé alias Kady Jolie qui a été choisie comme marraine. Elle a salué le choix qui a été porté sur sa personne, de même que le choix du parrain, Rasmané Ouédraogo dit Razo. Pour elle, il s’agit d’une responsabilité qui leur est imposée, celle d’aider la relève, de l’accompagner à faire mieux que les devanciers. Elle rassure que c’est avec fierté qu’elle et les devanciers, vont jouer leur rôle de conseiller, de coach. Comme conseil pour ces jeunes, elle les a invités à se mettre au travail. « C’est le maître mot, c’est la clé. On ne se réveille pas un matin et penser qu’on est comédien. Il y a du travail derrière », a conclu la marraine.

Rappelons que la cérémonie d’ouverture a été marquée par la remise d’attestation, à de jeunes comédiens, onze au total qui ont pris part une formation initiée par l’Association burkinabè des comédiens et comédiennes de cinéma.

Didier NIKIEMA

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