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Ainsi, Zida a fait ça aux journalistes?

Journalistes de tout le Faso unissons-nous! Tel est le nouveau slogan de Mounafica. Et pourquoi? Voilà une Transition, un CNT qui doivent tout ou presque aux hommes et femmes de médias. Car dans cette insurrection, il serait hasardeux et ingrat d’ignorer le rôle grand abattu par la presse qui n’a pas demandé en retour des récompenses comme ces OSC, organisations de la société ‘’si vile’’. Elles ont des représentants dans plusieurs instances de la Transition grâce aux médias et, qu’ont-elles fait, en retour, en guise de reconnaissance pour le boulot de titans de la presse? Rien! Moins qu’une loi qui frappe durement les organes de presse qui seraient en faute sur la partie la plus fragile, les finances.

Yacouba Isaac Zida, le chef du gouvernement
Yacouba Isaac Zida, le chef du gouvernement

Oui, la loi sur le régime juridique de la presse au Faso est un grand recul par rapport à l’ère Compaoré. Ce n’est pas de gaieté de cœur que Mounafica écrit cela mais c’est la triste réalité. Le Premier ministre Zida a osé faire ça à la presse? Eh dieu, que n’a-t-on pas fait pour cette Transition!
Très souvent, les journalistes se sont retrouvés à faire de la com pour que la paix fragile du pays ne se rompt pas. Et nous voilà payer en monnaie de singe. Le gouvernement affirme qu’il a fait des efforts immenses car aucun journaliste n’ira en prison pour son travail, avec la dépénalisation des délits de presse. Et au même moment, il décide de tuer la poule qui n’a même pas des œufs à forte raison en or, par une sanction financière très très élevée.
Ce qui pousse Mounafica à lancer le slogan ‘’journalistes de tout le Faso, unissons-nous’’ vient surtout des commentaires entendus ce vendredi à la plénière du CNT.
Des députés ont volé royalement dans les plumes des journalistes en nous traitant de tous les noms d’oiseaux: c’est chez les journalistes qu’il y a le taux d’ignares le plus élevé, on devient journaliste en chantant, on peut être dans les couloirs d’un organe de presse et hop nous voilà grand journaliste éditorialiste. Sans oublier l’aspect moral, la corruption, la concussion, les compromissions.
Visiblement, pour emprunter à un doyen de la presse, «ces députés non élus» sont des jaloux. Beaucoup en veulent aux journalistes à mort parce qu’il y a des écrits et des commentaires sur leurs actes. Or donc, ces gens n’avaient aucune existence dans ce pays avant une interview, un reportage faits sur eux. Voilà pourquoi Mounafica invite ses confrères à se pencher aussi sur l’aspect financier dans les activités que ces députés, le gouvernement et le CNT auront à organiser.
Le gouvernement pourra se contenter de sa presse d’Etat. Malheureusement, les autres la battent en nombre et donc en audience. Ainsi, chers confrères, faites désormais de lourdes factures pour les couvertures médiatiques. Ainsi, on se fera une petite cagnotte, en attendant une action en justice. Des députés ont même lancé que si les journalistes insistent tant sur l’aspect financier, c’est qu’ils veulent ou savent qu’ils vont faire des délits de presse. Ahbah, comment peut-on faire une telle réflexion? Ils disent aussi, «voilà, on a supprimé les peines privatives de liberté, donc la presse doit se réjouir…». Non, on ne peut pas le faire car ces députés ne savent rien de la réalité économique des organes de presse. Ce qui sidère le plus Mounafica, c’est que c’est le gouvernement de la Transition qui en a décidé ainsi. Chers confrères, ne faites plus de cadeau ni à ce gouvernement ni aux députés, comme il n’y a que l’argent qui compte pour eux. Alors, n’hésitez pas à faire des factures bien lourdes sinon même un boycott des activités de leurs activités.

 

Le ministre Augustin Loada n'a pas pipé mot sur le cabinet chargé de concevoir les sujets des concours
Le ministre Augustin Loada n’a pas pipé mot sur le cabinet chargé de concevoir les sujets des concours

Fraudes aux concours: on parle peu du bureau chargé des concours
Plus rien ne sera comme avant. Ce slogan, lancé par le Vieux, a tout son sens. Malheureusement, certaines personnes ont pensé qu’il sonnait creux comme tant d’autres sous l’ère Blaise Compaoré. Alors, ils vont apprendre à leurs dépens que les choses, même si c’est petitement, sont en voie de changement.
C’est dans ce cadre qu’il faut classer les fraudeurs aux concours de la Fonction publique. Et par fraudeurs, il faut moins voir les acheteurs, les concurrents bénéficiaires que les patrons de cette mafia, les vendeurs de sujets à prix d’or. Voilà pourquoi Mounafica a mis ses antennes en marche pour savoir qui est derrière le bureau d’études qui concevait les sujets pour les proposer à la Fonction publique.
Des noms circulent et pas des moindres: un ancien ministre de la Communication sous Blaise Compaoré serait le grand boss de ce bureau d’études. Maintenant, quel est son niveau d’implication? C’est cette recherche que Mounafica poursuit.
A-t-il créé son bureau et l’a confié à des gens qui ont trouvé là l’occasion de se faire des galettes tranquillement dans une sorte de mafia intellectuelle? A quand remonte cette fraude? C’est là toute la question. Et comme le jugement est prévu très bientôt, on en saura davantage.
Toujours est-il que c’était une machine bien huilée. Seulement voilà, il y a plusieurs jours pour le voleur et un seul pour le propriétaire. Ces fraudeurs n’ont pas compris que, comme le dirait Nè Wendé, ‘’quand le courant de la rivière tourne, le crocodile doit aussi tourner sinon il se brise le dos’’. Cependant, Mounafica veut voir à quelle sauce ces fraudeurs seront mangés, avec l’espoir que le jugement ne sera pas décevant comme celui d’Ousmane Guiro. Avec ce gouvernement qui est prêt à dépouiller les medias pour des délits de presse et qui est tendre avec les empoisonneurs publics…
Mounafica, tout œil tout ouïe!

4 commentaires

  1. Mounafica, tu vois je me demande pourquoi tant de plaintes de la part des journalistes. Maintenant, personne ne pourra vous emprisonner parce que vous avez que vous l’avez avec la femme de tel autre. Mais si votre information est fausse, cela veut dire que vous avez sali l’honneur de cette personne, vous l’avez vilipendé. Alors « quiconque cause dommage à autrui lui doit réparation ». Tu sais bien que l’honneur n’a pas de prix et peut être source de l’ordre public.

  2. Maintenant, vous allez prendre d’autres options afin de biens serrer la lutter contre l’oppresseur pour une liberté de la presse bien plus véritable.
    Sans liberté rien de concret ne peut exister. . .

  3. Il ne faut pas prendre cettte loi comme une sanction ou une marque d’ « ingratitude » du CNT. Il faudrait savoir que la majorité des journalistes ont gardé un silence coupable et certains , pesque tous de la presse d’ etat ont soutenu Compaoré en traitant les manifestants de vandales, vayous. Cette loi obligera au journaliste de vérifier les sources avant de divulguer l’ info.

    J’attends du CNT, la lévée de l’ uminité des anciens presidente , des ministres. Ce fut une loi montee par le regime deçu de se mettre à l’ abris de toute poursuite

  4. Selon mo cette loi est plus qu’une sanction du CNT,derrière elle il ya comme une haine vengeresse de certains deputés qui cherchaient’depuis longtemps la tête des journalistes,le Pm zida leur a donné une occasion en or..je ne veux pas d’impunité financière pour les journalistes ,une diffamation doit être punie.,on pouvait laisser cela au bon vouloir du plaignant même si l’honneur n’a pas de prix..Mais que le gouvernement donne un barême est genant…

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