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Assemblée législative de Transition : la session des lois est ouverte

Le président de l’Assemblée législative de Transition,  le Pr Aboubacar Toguyeni a procédé le mercredi 4 mai 2022 à l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2022. Encore appelé la session des lois, c’est essentiellement au cours de cette session que les projets et propositions de lois sont examinés. Le président a invité les députés à initier des propositions de lois ambitieuses pour corriger les déséquilibres créés par les Burkinabè eux-mêmes dans leur propre pays, tout en leur rappelant que ces propositions doivent être ancrées dans nos réalités et suffisamment inspirantes pour tenir les défis futurs de la nation burkinabè.

Le président de l’Assemblée législative de Transition, le Pr Aboubacar Toguyeni appelle les députés à des débats constructifs

Quelques jours après la clôture de la session spéciale d’installation de la 2e législature de transition qui s’est tenue du 22 mars au 21 avril dernier, le président de l’Assemblée législative de Transition, le Pr Aboubacar Toguyeni a procédé ce mercredi 4 mai 2022 à l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2022. Cette session qui a été ouverte est encore appelée session des lois. C’est essentiellement au cours de cette session que les projets et propositions de lois sont examinés. Du rappel fait par le Pr Aboubacar Toguyeni aux députés de la Transition, par le truchement des pouvoirs qui leur sont dévolus et avec beaucoup de hauteur, ils doivent initier des propositions de lois ambitieuses pour corriger les déséquilibres créés par les Burkinabè eux-mêmes dans leur propre pays. De l’analyse qu’il fait, ce sont ces déséquilibres, qui continuent d’être les causes structurelles de notre sous-développement. De ce fait, il pense que ces propositions doivent être ancrées dans nos réalités et suffisamment inspirantes pour tenir les défis futurs de la nation burkinabè. Il poursuit : « Notre ambition sera d’initier des propositions de lois qui contribueraient à asseoir et/ou à renforcer une gouvernance publique crédible, transparente et résolument orientée vers le citoyen ». Le souhait émis par le président, est que de l’adoption de projet de lois, il devrait évoluer afin de montrer aux populations que l’ère des votes mécaniques est définitivement révolue. Si le président de l’Assemblée législative de la transition a de l’espoir, c’est parce que la législature qu’il préside, a la particularité de n’être pas bâtie sur une configuration essentiellement politicienne. Il le signifie d’ailleurs et affirme que c’est cette particularité que les députés doivent privilégier pour redonner à la Nation les raisons de son espérance pour des lendemains meilleurs.

Si on s’en tient aux déclarations faites par le premier des députés de la Transition, les Burkinabè ont montré peu de confiance aux institutions républicaines, les défiant même par moment et l’Assemblée Nationale comme institution du Faso, est également concernée. Il a formulé, le vœu que chacun des représentants du peuple, de par son comportement au quotidien, soit un exemple empreint de modestie, d’humilité, d’engagement au travail et de patriotisme.

La refondation de l’Etat une mission primordiale pour la Transition

La Transition se donne également pour mission la refondation de l’Etat. Le Burkina Faso a besoin définitivement d’asseoir des institutions fortes et équilibrées, gages de stabilité et d’enracinement de la jeune démocratie. C’est la conviction du patron de l’hémicycle. A l’endroit de ses collègues, il les a invités à être au rendez-vous des vrais débats et de propositions audacieuses et pertinentes devant aboutir au passage à la 5e République avec une Constitution qui définisse mieux les équilibres institutionnels et qui résiste mieux aux différents chocs endogènes et exogènes. Les Burkinabè méritent des gages de transformation profonde qui les rassurent afin qu’ils puissent faire confiance à leurs gouvernants, a indiqué le professeur. De ce fait, poursuit-il, « faisons tout pour construire le pont de la confiance entre nos gouvernants et nos concitoyens, c’est le passage obligé pour une nation prospère, stable et démocratique ».

Rappelons qu’à l’ouverture de la session, le gouvernement était présent avec à sa tête, le Premier ministre Albert Ouédraogo

Edoé MENSAH

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