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Bobo-Dioulasso: la 4ème édition du «In-Out Dance Festival» se tient du 1er au 11 février 2017

La 4ème édition du «In Out Dance Festival» se tient à Bobo-Dioulasso, du 1er au 11 février 2017. L’information a été rendue publique par les promoteurs de ce festival de danse contemporaine lors d’une conférence de presse animée à Bobo-Dioulasso le jeudi 2 février 2017. A l’occasion,  le directeur artistique du festival, Aguibou Bougobali Sanou a dévoilé les grandes innovations de cette édition dont le budget se chiffre à 78 millions de francs CFA.

Légende A : Le promoteur du festival (à droite) assisté à la conférence de presse par le directeur régional des arts, de la culture et du tourisme des Hauts-Bassins (à gauche)
Le promoteur du festival (à droite) assisté à la conférence de presse par le directeur régional des arts, de la culture et du tourisme des Hauts-Bassins (à gauche)

Officiellement, l’évènement débutera le jeudi 09 février 2017 sous le patronage de Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF et le co-parrainage de Coulibaly Siaka et Amadou Dayo, respectivement PDG des sociétés «Prime Oil» et «SOBUCOB». Mais avant, la Compagnie Tamadia, promotrice de ce festival, formera des jeunes à la danse contemporaine à partir du 1 er février 2017.

Une fois le top départ du festival donné le 9 février 2017,  «In Out Dance» se déportera dans les coins et recoins de la ville de Sya où des groupes de danse contemporaine venus du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la France, des Etats-Unis d’Amérique, rendront cette danse accessible au grand public. Pour ce faire, les places publiques ou points stratégiques de la ville comme Place Tiéfo Amoro, place de la Femme, Mosquée de Dioulasso-Ba et l’Institut français de Bobo-Dioulasso, seront sillonnés par les danseurs. «Premier du genre à Bobo, ce festival a pour ambition d’aller vers le public. C’est pourquoi il envisage, en plus des spectacles donnés dans les salles, d’investir les lieux publics tels les marchés, les rues, les cours d’école, les concessions familiales. Des projections de films de danse seront également faites dans les quartiers populaires de la ville», a signifié le promoteur. Aussi, la Maison d’arrêt et de correction de Bobo (MACB) et le Camp militaire ne seront pas épargnés.

En effet, du fait de sa complexité, de sa rareté et de son public qui se veut être le plus souvent de la haute sphère des sociétés, la danse contemporaine reste encore l’affaire des privilégiés dans nombre de pays du monde, notamment dans les pays pauvres comme le Burkina. C’est donc pour démystifier cette danse afin de permettre aux Burkinabè et particulièrement aux Bobolais de la savourer sans entrave aucune. «En initiant In-Out Danse Festival, la Compagnie Tamadia veut démocratiser l’art en général et la danse en particulier pour la rendre accessible à tous», a indiqué Aguibou Bougobali Sanou, directeur artistique du festival. D’ailleurs, c’est dans cet élan que la compagnie a innové en cette 4ème édition en décidant d’aller à la rencontre des populations de Banfora et de Orodara.

A  quelques jours du début effectif de l’évènement qui se tient sous le thème de: «Bal (le) démocratique, quelle siège pour la jeunesse» ; le budget qui est de 78 millions de francs CFA est loin d’être bouclé. D’où l’appel de la Compagnie aux institutions et aux personnes qui ont été contactées.

Cheick Omar Traoré

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