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Bobo-Dioulasso: les recommandations de la CSPP dans son rapport d’observation des élections du 22 mai

La Coalition des associations et mouvements citoyens pour le suivi des politiques (CSPP) a rendu publique le rapport de sa mission d’observation des élections municipales du 22 mai dernier. C’était à Bobo-Dioulasso le mardi 31 mai 2016 lors d’une conférence de presse organisée à cet effet.

Gustave Somé et ses camarades qui ont animé la conférence de presse
Gustave Somé et ses camarades qui ont animé la conférence de presse

Rendre publique le rapport de sa mission d’observation des élections municipales du dimanche 22 mai dernier dans la région des Hauts-Bassins. C’est l’objectif de la conférence de presse animée par Gustave Somé, coordonnateur de la CSPP et ses camarades. En effet, comme d’autres organisations de la société civile, la CSPP a déployé une mission d’observation lors des élections municipales du 22 mai dernier, mais uniquement dans les Hauts-Bassins. D’où ce point de presse pour faire le bilan.

Au total, ce sont 360 observateurs (dont 12 superviseurs) que la CSPP a déployés dans les trois provinces de la région à savoir le Houet, le Tuy et le Kénédougou. Ces derniers avant leur déploiement sur le terrain, ont bénéficié d’une formation sur le rôle et la responsabilité d’un observateur et le remplissage de formulaires selon Gustave Somé. En plus de vérifier que le scrutin s’est déroulé dans les normes internationales en matière de légitimité et de transparence, les observateurs de la CSPP ont eu aussi pour rôle de suivre le comportement des électeurs.

Du bilan des observateurs, il ressort que le scrutin s’est globalement bien passé dans le Hauts-Bassins sauf que le taux de participation est jugé très faible. De la réception du matériel électoral au transfert des urnes vers les Centres de compilation des résultats en passant par l’installation et l’ouverture des bureaux de vote, les conditions dans lesquelles le vote s’est déroulé, la clôture du vote et le dépouillement, les observateurs de la CSPP n’ont rien noté qui puissent entacher le bon déroulement du scrutin. Cependant ils regrettent la faiblesse du taux de participation et quelques «comportements et attitudes violents de la part de certains électeurs dans les secteurs 3 et 24 de la ville de Bobo-Dioulasso».

Les journalistes ont été attentifs à la lecture du rapport de la mission d’observation de la CSPP
Les journalistes ont été attentifs à la lecture du rapport de la mission d’observation de la CSPP

Afin de comprendre les raisons de la faiblesse de l’affluence, les observateurs de la CSPP disent avoir interrogé des populations sur le motif de leur refus d’aller voter. Les raisons avancées par ces dernières seraient entre autres la morosité de la campagne, l’absence de programmes convaincants chez certains candidats, l’absence de gadget, la méconnaissance des candidats, le manque de candidats «poids lourds», des résultats connus d’avance, la non implication des OSC dans les actions de sensibilisation «comme lors des élections couplées».

Dans la perspective de l’amélioration des prochaines échéances électorales, la CSPP a formulé des recommandations à trois niveaux. Aux partis politiques, elle souhaite qu’ils multiplient la formation de leurs militants dans les secteurs et les arrondissements. Aux organisations de la société civile, elle recommande la poursuite de la lutte pour un meilleur encrage de la démocratie à la base, le renforcement du plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour les accompagner dans le processus de sensibilisation et la poursuite du plaidoyer auprès de l’état pour l’obtention d’un appui financier dans le cadre de leurs activités. A l’Etat burkinabé, la CSPP souhaite la mise à la disposition des OSC d’une subvention pour les activités de sensibilisation et l’encouragement des PTF à accompagner celles-ci pour la démocratie à la base. Pour sa part, la CSPP ne se fera pas prier pour s’engager dans tout processus de développement du pays, foi de son coordonnateur.

Cheick Omar Traoré

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