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Budget de l’Etat, exercice 2023 : plus de la moitié des ressources injectées dans la sécurité et la défense

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Séglaro Abel Somé a présenté ce jeudi 30 juin 2022 à l’Assemblée législative de la Transition (ALT), le document d’orientation budgétaire pour le budget de l’Etat, exercice 2023. Sur le montant destiné au financement des secteurs prioritaires, il est affecté 55,5% au renforcement de la sécurité et de la défense nationale, soit 280,0 milliards de francs CFA ; 19,2% aux secteurs sociaux de base, soit 98,8 milliards de francs CFA ; etc.

Le ministre en charge de l’économie Séglaro Abel Somé est revenu sur le budget alloué à la sécurité et à la défense

De ce que l’on retient donc de la présentation du ministre, la mobilisation des recettes budgétaires se chiffre à 497,79 milliards de francs CFA au 31 mars 2022, soit un taux de recouvrement de 20,33% correspondant à une baisse de 2,62% par rapport à 2021 à la même période. Des confidences du ministre en charge de l’économie, à fin mars, le budget de l’Etat, exercice 2022, enregistre un niveau d’exécution basse engagée visée de 659,08 milliards de francs CFA sur un crédit de paiement ajusté de 2 919,15 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 22,58%. Ce taux d’exécution d’après lui, est inférieur à la cible de 25,00% escomptée à fin mars avec un écart de 2,42 points. En tenant compte des hypothèses du scénario de base, les recettes budgétaires totales selon le ministre, seraient de 2 552,8 milliards de francs CFA en 2023 ; 2 633,8 milliards de francs CFA en 2024 ; et 2 813,1 milliards de francs CFA en 2025, soit un accroissement annuel moyen de 5,0%. Si on s’en tient à ses explications, l’évaluation des dépenses s’est faite en tenant compte de la cohérence entre le cadre macroéconomique et le cadre budgétaire et des engagements du gouvernement avec les Partenaires techniques et financiers (PTF). Sur cette base souligne-t-il, les dépenses budgétaires totales se chiffreraient à 3 157,2 milliards de francs CFA en 2023 ; 3 206,7 milliards de francs CFA en 2024 ; et 3 303,8 milliards francs CFA en 2025, soit un taux annuel moyen de progression de 2,3%.

Ils étaient 55 votants à prendre part à la plénière

Les priorités du gouvernement pour 2023

Pour 2023, le gouvernement a des priorités de financement. De la présentation faite par Séglaro Abel Somé, ces priorités sont la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité du territoire ; la réponse à la crise humanitaire ; la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance ; et la réconciliation nationale et à la cohésion sociale. Sur le montant destiné au financement des secteurs prioritaires, il est affecté 55,5% au renforcement de la sécurité et de la défense nationale, soit 280,0 milliards de francs CFA ; 19,2% aux secteurs sociaux de base, soit 98,8 milliards de francs CFA ; 13,9% au secteur de la gouvernance, soit 70,3 milliards de francs CFA ; 6,6% pour le secteur de soutien à la production, soit 33,3 milliards de francs CFA, et 4,5% pour le secteur de production, soit 22,6 milliards de francs CFA.

Suivant les piliers du Plan d’action de la Transition (PAT) et de l’agenda de la Transition, l’allocation des ressources pour les dépenses d’investissements se présentent comme suit : 55,5% soit un montant de 280,0 milliards de francs CFA à la lutte contre le terrorisme et la restauration et l’intégrité de l’Etat ; 17,5% correspondant à 98,6 milliards de francs CFA, en réponse à la crise humanitaire ; 27,0% pour un montant de 136,4 milliards de francs CFA, pour la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance.

La volonté du gouvernement est d’œuvrer pour une accélération de la croissance économique qui puisse profiter à tous. C’est le ministre en charge des finances qui le dit. Il indique que si l’évolution des dépenses courantes a été relativement maitrisée en lien avec la politique de rationalisation, les dépenses d’investissement ont bénéficié d’une attention particulière parce qu’elles constituent le moteur de la croissance économique. Ainsi affirme-t-il les allocations budgétaires en faveur du secteur de la sécurité et de la défense connaitraient une forte augmentation. Si on s’en tient aux détails qu’il donne, elles s’établiraient en effet, à 628,3 milliards de francs CFA en 2023 contre 440,2 milliards francs CFA en 2022, soit une variation de 42,7%. En proportion, la part du budget de l’Etat allouée à ce secteur est passée de 20,3% en 2022 à 27,5% en 2023.

Alex NIKIEMA

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