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Ce que le président Roch Kaboré a confié à son retour de Dakar

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a déclaré à son retour de Dakar où il a participé à la 49e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et au sommet extraordinaire de l’UEMOA tenus respectivement les 4 et 5 juin 2016, que globalement l’UEMOA se porte nettement mieux que la CEDEAO.

Tout s'est bien passé selon le président du faso
Tout s’est bien passé selon le président du faso

«L’UEMOA se porte nettement mieux que la CEDEAO», a affirmé le président du Faso à son retour de la 49e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et au sommet extraordinaire de l’UEMOA tenu les 4 et 5 juin à Dakar.

Pour le président Kaboré, la situation au sein de la CEDEAO est caractérisée par des difficultés dues à des répercutions du ralentissement économique au plan mondial. Il ressort aussi que les cours de pétrole, les cours des matières premières ont chuté, impactant de façon importante sur le taux de croissance de la CEDEAO. Cela a entrainé du même coup une augmentation de la pauvreté dans cette zone, contrairement à l’UEMOA, ou sur le plan de la situation générale, le taux de croissance est de l’ordre de 7% pour l’année 2015. «Nous pensons que l’inflation est à 1%, ce qui veut dire que l’UEMOA se porte nettement mieux que la CEDEAO», a-t-il souligné.

Au niveau de la CEDEAO, Roch Kaboré a indiqué qu’ils ont examiné également la mise en œuvre du Tarifs extérieurs communs (TEC). Il a noté que sur les 15 Etats, il y a neuf qui ont commencé à le mettre en œuvre. «Pourtant il est important que tout le monde se mette à jour», a-t-il estimé avant d’ajouter que les prélèvements communautaires constituent également une source de problème parce que c’est ça qui permet à l’organisation de fonctionner. Malheureusement, M. Kaboré a déploré le fait que depuis plusieurs années certains Etats n’aient pas reversé ces tarifs. «Nous avons demandé à ce que nous fassions des efforts si nous voulons faire vivre l’institution», a-t-il insisté. A ce niveau, il a loué l’initiative du Nigéria qui a versé 50 millions de dollars pour une contribution, même si la dette globale équivaut à peu près à 300 millions de dollars vis-à-vis de la CEDEAO.

La lutte contre le terrorisme a également été au cœur des échanges. A ce sujet, M. Kaboré a expliqué qu’au niveau de la CEDEAO, ils ont été unanimes sur le fait qu’une mutualisation des moyens est indispensable au niveau des renseignements et de l’entraide entre les pays.

Il a dans ce sens confié qu’ils ont demandé au niveau de la MUNISMA au Mali,  de rapatrier un certain nombre de leurs militaires à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. «Comme vous le savez, nous avons engagé cette discussion avec le représentant de l’ONU à Dakar mais également avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keita. Nous sommes d’accord que ces dispositions vont être prises pour que nous puissions sécuriser beaucoup plus notre frontière du nord», a ajouté M. Kaboré.

Abouga Tagnan

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