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CNT: le handicap préoccupe les députés

Le face-à-face entre ministres et députés de la Transition pour un exercice de questions-réponses s’inscrivant dans la mission de contrôle de l’action du gouvernement par le Conseil national de la Transition s’est tenu le vendredi 8 mai 2015 et a été consacré à une question d’actualité et trois questions orales à l’adresse des membres du gouvernement.

La ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Nicole Angéline ZanYélémou
La ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Nicole Angéline ZanYélémou

La question orale sans débat du député Leatitia Rahamata Koudougou, adressée au ministre des Enseignements secondaire et supérieur, Filiga Michel Sawadogo, est relative à l’offre éducative caractérisée par l’ouverture d’une pléthore d’établissements privés ces dernières années. Ce qui, selon elle, permet de résorber la demande éducative mais non sans difficultés tels, le non-respect de la réglementation en termes de compétences des enseignants, la fixation des frais de scolarité.
En réponse, le ministre a expliqué que le gouvernement veille à la signature par les promoteurs de ces établissements des cahiers des charges qu’ils sont appelés à respecter et que pour ce qui est des frais de scolarité, le gouvernement a le devoir de plafonner les montants si celui-ci se rend compte d’une certaine exagération de la part des responsables d’établissements privés. Mais pour lui, le problème réside dans la démographie galopante et donc la solution passe nécessairement par le contrôle de cette démographie. A la question de savoir s’il y a des sanctions prévues pour les écoles abonnées aux mauvais résultats, Filiga Michel Sawadogo a dit que la seule sanction qui vaille en la matière, c’est celle de la population qui fait que ces établissements se retrouvent le plus souvent sans élèves par manque de confiance et qui les contraint à mettre la clé sous le paillasson.

Le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, Filiga Michel Sawadogo
Le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, Filiga Michel Sawadogo

Handicap n’est pas égal à indigence
La situation socioprofessionnelle des personnes handicapées a fait l’objet de questions orales avec débat de la part des députés Wamarou Traoré et Jonathan Tapsoba. La ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Nicole Angéline Zan/Yélémou, a été interpellée par le premier sur la nécessité de créer les conditions d’application de la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées notamment la prise de décret d’application de ladite loi et par le second sur les mesures prises par le gouvernement pour garantir l’absence totale de fraude durant tout le processus conduisant à la délivrance de la carte d’invalidité instituée par la même loi.
La ministre en charge de ces questions a fait l’état des lieux des personnes handicapés au Burkina Faso et souligné que les personnes handicapées sont les laissés-pour comptes de la société burkinabè et que dans ce groupe, la gent féminine est encore plus désavantagée.
Après avoir reconnu l’insuffisance d’efforts du gouvernement dans la prise en compte des préoccupations de cette catégorie de personnes, elle a promis de prendre en compte les apports de la représentation nationale en vue de mieux répondre aux attentes des personnes en situation de handicap que d’aucuns ont tendance à classer à tort systématiquement comme des personnes indigentes. «Avec la représentation nationale, on a mis à nu le problème de droit des personnes vivant avec le handicap, on a beaucoup échangé, on a découvert les insuffisances de la mise en application des différentes lois et je pense qu’on en tiendra compte pour pouvoir les corriger ultérieurement», a-t-elle conclu.

Le ministre la Santé, Amédée Prosper Djiguemdé face aux députés
Le ministre la Santé, Amédée Prosper Djiguemdé face aux députés

C’est le ministre de la Santé qui a été appelé le premier à la barre dans le cadre de la question d’actualité pour se prononcer sur les dispositions prises par le gouvernement contre certaines maladies qui frappent aux portes du Burkina, notamment la méningite et la maladie à virus Ebola. Il a rassuré les députés des mesures prises et a promis d’intensifier la sensibilisation de la population pour éviter toute épidémie.
La séance plénière a été présidée par le 1er vice-président, Lucien Honoré Nombré, vue l’absence de Chériff Sy en mission hors du pays.
Omar Compaoré

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