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Congrès ordinaire ODJ : la vie de l’organisation au cœur des échanges

252 congressistes venus de 37 sections provinciales sur les 45 que compte l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), ont pris part à Ouagadougou les 16, 17 et 18 juin 2022, un congrès ordinaire, qui a reconduit le président sortant Gabin Korbéogo à la tête de l’organisation. Les congressistes ont analysé le contexte international, africain et national, examiné la vie de l’Organisation depuis le deuxième congrès, qui s’est tenu en 2018 avant de dégager des perspectives pour les années à venir.

L’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) a un nouveau bureau. Il a été constitué à la suite des travaux du 3e congrès qui s’est tenu du 16 au 18 juin, et qui a réuni 252 congressistes venus de 37 sections provinciales sur les 45 que compte l’organisation. Le nouveau bureau est composé de 22 membres. A sa tête, le président sortant, Gabin Korbéogo a été reconduit pour un mandat de quatre ans. Durant les trois jours de travaux, les congressistes ont analysé le contexte international, africain et national, examiné la vie de l’Organisation depuis le deuxième congrès, qui s’est tenu en 2018 avant de dégager des perspectives pour les années à venir.

Le président de l’ODJ, Gabin Korbéogo appelle les militants à la mobilisation

Dans le discours de clôture qu’il a prononcé, Gabin Korbéogo est revenu sur les crises sécuritaire, sociale, et politique que traverse le pays. Face à ces crises, il estime que l’organisation dont il est le premier responsable devra y apporter sa contribution à travers une meilleure organisation de la jeunesse populaire surtout celle des couches fondamentales, leur mobilisation et leur mis en ordre de bataille. L’organisation selon lui, devra développer une vaste campagne d’explication de sa situation nationale, ses enjeux et ses perspectives pour la jeunesse populaire.

L’ODJ toujours mobilisée

Ce congrès 3e du genre, depuis la création de l’ODJ, a été l’occasion pour les congressistes de se pencher sur la vie de l’organisation depuis le dernier congrès. Des confidences du président, ils ont noté que l’organisation a engrangé des acquis, tout en décelant des insuffisances. Si on s’en tient aux affirmations de l’universitaire, après son installation à l’issue du dernier congrès tenu en 2018, le bureau exécutif national a élaboré un programme d’activités et tenu au moins deux rencontres statutaires par an. Dans l’ensemble souligne-t-il, toutes les rencontres et la plupart des activités du bureau ont été réalisées. Toutefois soutien-il, certaines tâches dégagées n’ont toujours pas connu d’avancées significatives notamment l’élaboration de certains documents de formation (la question de la mobilisation de la jeunesse urbaine et la question foncière), le camp jeunesse 2020 et les journées anti-impérialistes des années 2020 et 2021.

Ils sont déterminés pour la lutte

Au plan des acquis, le président de l’ODJ, affirme que selon les données du dernier congrès, l’organisation disposait de sections dans 30 provinces, des comités d’initiatives ou de contacts dans 15 provinces, 100 sous-sections, 532 comités de villages, 38 sous-comités ainsi que 33 cellules féminines. A ce jour, poursuit-il, l’ODJ est bien présente dans 45 provinces, avec 37 sections et 8 comités d’initiative de section (contre 3  en 2018) et 226 sous-sections (contre 140 en 2018). Quant aux cellules féminines, il déclare que leur nombre en 2021 est de 64 contre 33 en 2018. De l’analyse de Gabon Korbéogo, l’organisation a donc fait une nette progression dans la structuration par la mise en place de 7 nouvelles sections, 86 nouvelles sous-sections, 31 nouvelles cellules féminines et de près de 200 nouveaux comités, et près de 800 comités de village et de secteurs. Si le premier responsable de l’ODJ, se satisfait du fait que l’organisation ait fait des progrès dans la pénétration des couches fondamentales, il estime qu’elle reste toutefois faiblement implantée dans certaines grandes villes. Pour lui donc, c’est une faiblesse à laquelle il faudrait s’attaquer. Pour cela, le congrès a engagé les militants à poursuivre avec détermination l’implantation de l’Organisation à travers le pays.

Thierry KABORE

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