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Culture: 2e édition du Salon des conservations et des collections

La deuxième édition du Salon des conservations et des collections (SACCOL) a débuté ce jeudi 22 octobre 2015 au Musée national et va s’étendre jusqu’au 25 octobre. Ce Salon est placé sous le parrainage du Dr Moïse Napon, président du Conseil économique et social, et sous le patronage de Jean-Claude Dioma, ministre de la Culture et du Tourisme. Au programme, on note des expositions, des échanges, des acquisitions, des conseils et des visites guidées.

Boureima Djiga, Commissaire du SACCOL
Boureima Djiga, Commissaire du SACCOL

Parti pour quatre jours, ce salon a pour objectif, selon Boureima Djiga, Commissaire du SACCOL, de «renforcer la connaissance de la jeune génération et de la génération future, permettre aux élèves, étudiants et étudiants post-doctorants de pouvoir venir découvrir les anciens objets».
En effet, ils en ont besoin et même ceux du cinéma pour des costumes. Les organisateurs du SACCOL visent ainsi donc à «présenter un pan de notre culture à travers divers objets du patrimoine culturel matériel, que ce soit des statues en bois, en bronze qui datent, des instruments de musique, mais également ce qui est entré aujourd’hui dans notre patrimoine culturel matériel. Ce sont les reliques de la colonisation et de la décolonisation, même des premières heures de l’indépendance, à travers l’introduction des cycles, les instruments de musique qui sont les ancêtres des clés USB, téléphones portables, les tout premiers billets d’argent, les timbres, divers articles d’habillement et d’immobilier, etc.». Pour le Commissaire, il est donc «important de venir voir cela de visu».

Un symbole utilisé pour obliger les élèves à parler le Français
Un symbole utilisé pour obliger les élèves à parler le Français

En cette occasion, un appel est lancé à tous ceux qui détiennent des biens par devers eux qu’ils ont hérités de leurs parents qui les encombrent mais en réalité n’encombrent pas la Nation parce qu’elle a besoin du patrimoine culturel matériel de son histoire Il ne faut pas les jeter mais plutôt les amener aux musées locaux et nationaux.
Le SACCOL est aussi une occasion pour ceux qui veulent faire des échanges de billets d’argent, par exemple, de pouvoir le faire. ceux qui sont également à la recherche de certains objets pourront en acquérir.
C’est un salon plein de découverte d’objets de l’antiquité qui vont du 17e au 20e siècle. Entre autres anciens objets, on a des instruments de musique, des postes radios, des appareils photos, des enregistreurs des premiers ouvrages utilisés dans l’enseignement, des engins, des machines à calculer, etc.

Des mets en milieu gourounsi
          Des mets en milieu gourounsi

Quelques objets exposés
Un Gramophone entièrement mécanique permet de lire les disques. C’est un instrument qui a fait le beau temps, beaucoup d’églises protestantes l’utilisaient, selon Calapé Soré, inspecteur, pédagogue, archéologue, qui a montré des appareils qu’il avait lui-même conservés.

Un duplicateur
                                 Un duplicateur

Un Duplicateur de cassettes, modèle Sony de l’année 1987. Cet appareil permet d’enregistrer en même temps 3 cassettes en 5mn. Avec l’évolution, on a maintenant des appareils qui enregistrent 1000 cassettes au même moment, selon Moussa Traoré, producteur de musique, qui a exposé les cassettes audio des premiers artistes burkinabè et étrangers jusqu’aux années 80.

Un vélo en bois de marque française, modèle Draisienne utilisé au 17e siècle
Un vélo en bois de marque française, modèle Draisienne utilisé au 17e siècle

Les cycles à deux roues exposés par la maison Seniseot de Bobo-Dioulasso, représentée par Gnini Téné/Ouané. On note parmi ces cycles, un en bois de marque française, modèle Draisienne utilisé au 17e siècle. Ce cycle était destiné aux princes et c’était seulement les familles royales qui en possédaient. Pour le faire fonctionner, le prince s’asseyait et les esclaves le poussaient.

Un billet de 100F, en 1929
                    Un billet de 100F, en 1929
Un Gramophone
Un Gramophone

Il y a également une exposition philatélique organisée par Adama Yaboa qui présente les anciens timbres des années 40 et billets d’argent dont les plus anciens datent de 1920 et 1929. On a aussi des billets de 5 francs et de 100 francs.

Dans le domaine de l’enseignement, on note l’exposition dédiée à la littérature, des ouvrages étudiés, des symboles utilisés au primaire pour obliger les élèves à parler le français. L’élève qui parlait donc une autre langue devait porter le symbole autour du cou, en guettant un autre qui commettra la même faute pour le lui transmettre.

Des tambours gourounsi
Des tambours gourounsi

Les objets de rituels utilisés en milieu gourounsi et leurs mets traditionnels ont été présentés à ce salon. Comme objets rituels, on a les tambours sacrés ou simples, appelés «byààrè» qui se jouent soit pour annoncer la disparition d’un homme, soit pour manifester la réjouissance. Les sacrés sont uniquement utilisés pour les funérailles festives des hommes âgés et dignes de cérémonie rituelle.

Véhicules prêts pour la parade
Véhicules prêts pour la parade

La cérémonie d’ouverture officielle de cette 2e édition a pris fin par une parade carnavalesque des anciens véhicules à quatre roues dans la ville de Ouagadougou.
La première édition s’est tenue en une journée en 2011 au SIAO. Dorénavant, le SACCOL se tiendra annuellement, selon Boureima Djiga. De plus, les promoteurs comptent élargir ce salon grâce au soutien du gouvernement et la collaboration d’autres institutions et des musées des pays voisins. Par exemple, pouvoir déplacer à la prochaine édition, les objets comme la queue du Dinosaure et le tronc du dernier arbre du Ténéré qui se trouvent au musée de Niamey. In fine, pouvoir avoir un musée qu’on appellera le «musée de la république» est le souhait.
Lydie Poda, stagiaire

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