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Déclaration de l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR) à l’occasion du trente-septième anniversaire de la révolution burkinabè

Peuple du Burkina

Militantes et militants de l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR)

Chers camarades

Comme chaque année, l’ADR vous invite à commémorer l’avènement de la Révolution démocratique et populaire(RDP) qui, en quatre (4) petites années d’exercice du pouvoir a prouvé qu’il y avait une autre façon de faire la politique que la classe réactionnaire avec le soutien de l’impérialisme s’est employée à combattre et qu’elle a fini par neutraliser un certain 15 octobre 1987. Mais trente-trois ans après avoir refermé l’épisode de la révolution, les semi-repentis du complot ourdi contre notre peuple et sa révolution se plaisent de nos jours à reconnaître la noblesse de cette révolution et à s’y référer toute honte bue à certaines occasions.

Camarades

L’ADR se félicite de votre fidélité aux idéaux de la révolution d’août 1983 et de votre engagement sans faille depuis la création de votre parti nonobstant le manque de moyens financiers et grâce à la ferme conviction révolutionnaire qui gouverne vos nerfs comme le sang qui coule dans vos veines. Le jeu démocratique étant faussé par la corruption électorale, le clientélisme politique, la course effrénée vers le gain facile, il n’a pas été possible pour la classe avant-gardiste que vous avez désignée pour conduire la prochaine révolution de se faire élire dans un système ploutocratique malhonnêtement baptisée démocratie. Toutefois, nous tenons toujours la boussole de l’idéologie révolutionnaire, précisément le socialisme scientifique qui permet aux révolutionnaires d’avancer sereinement dans l’action, de se corriger quand il le faut et de reformer lorsque les réalités du moment l’exigent.

Peuple du Burkina

Chers camarades

Nous pouvons nous réjouir de constater que beaucoup d’acteurs politiques qui méprisaient la révolution ou qui avaient peur de s’exprimer sous le régime de monsieur Blaise COMPAORE et de ses amis toujours au pouvoir au risque de perdre leurs privilèges, sont parfois obligés pour se faire intéressants, de rappeler les valeurs défendues pendant la révolution et de magnifier les prouesses de son leader charismatique, le camarade président Thomas SANKARA que la jeunesse consciente du monde entier porte dans son cœur, pour soutenir leurs discours populistes. Si certains pensent qu’il faut de la rupture dans la gouvernance et que d’autres parlent de faire autrement la politique, nous, nous rappelons simplement qu’on ne peut pas réinventer la roue puisque la voie tracée par la révolution reste incontournable si l’on veut véritablement le développement de notre pays et le bonheur des masses populaires ; il suffit de reprendre l’esprit de cette révolution sinon tout le reste n’est que théorie (quand on prône le développement endogène) et vœu pieux ( il s’agit de la question du changement). Car la révolution c’était la rupture en ce qu’elle incarnait parfaitement une autre façon de gouverner et de faire la politique conforme à nos réalités.

Militantes et militants de l’ADR

Chers camarades

Concernant l’actualité nationale, et comme vous l’avez souhaité lors du dernier congrès du parti, la situation de COVID 19 a empêché la session du Comité central (CC) mais a engagé le Présidium suprême de la révolution (PSR) à prendre la décision de ne pas participer au show réactionnaire du « votez pour moi » tant que notre pays ne sera pas rétabli en ses frontières d’antan. Le slogan creux de « le Burkina Faso ne cèdera pas un centimètre de son territoire » est aujourd’hui un leurre et nos ennemis continuent de massacrer notre peuple avec la complicité de l’impérialisme français que les Français sérieux dénoncent et combattent au même titre que tout révolutionnaire épris de paix et de justice. Participer à ces agitations électorales est contraire aux valeurs d’intégrité et de patriotisme chères aux révolutionnaires du 4 août puisque beaucoup de Burkinabè sont devenus des « sans abris » et au moins 40% du territoire national échappe au contrôle du pouvoir central. Sur la question, nous estimons que le président KABORE devrait renoncer par amour pour la patrie et pour son prochain à une candidature pour des élections. Ses adversaires diront qu’il n’a rien fait depuis qu’il est au pouvoir et ses partisans soutiendront le contraire mais pour nous, la question n’est pas à ce niveau ; il doit simplement constater que depuis son accession à la tête de l’Etat, le pays va très mal à cause du nombre impressionnant de morts (toutes causes confondues) et le Burkina ne correspond plus à sa dimension de 274 300 km2. Pour ces raisons, il doit faire profil bas et accepter que le pouvoir ne lui sourit pas. De même, ceux qui veulent le pouvoir par la courte échelle doivent comprendre que notre peuple est fatigué des deals entre politiciens au détriment de son progrès. La sincérité veut que ces derniers travaillent à faire changer les choses sans forcément vouloir jouer les premiers rôles dans la gestion du pouvoir.

Peuple du Burkina

Militantes et militants de l’ADR

Chers camarades

Au regard de ce que nous avons fait comme analyse, il reste à resserrer les rangs et à s’organiser pour la révolution qui sera notre œuvre commune pour l’épanouissement de toutes les couches et classes sociales de notre pays. Il faudra donc créer les conditions d’élections sans pression à savoir le rétablissement du territoire à ses dimensions connues et au retour des déplacés internes à leurs terres d’origine pour une victoire sans bavure.

Vive les idéaux de la révolution d’août 1983 !

Vive les peuples en lutte pour leur intégrité et leur liberté !

Vive l’Alliance des démocrates révolutionnaires !

 

                                                                                  ADR= Intégrité-Détermination-Victoire

                                                                                Pour le Présidium suprême de la révolution

                                                                               Le premier membre, SENI Boucolou

                                                                               Ouagadougou, 04 août 2020

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