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Denko: l’inceste du fils aveugle et de sa mère

A quelques jours de l’ouverture du Fespaco, nous vous présentons le court métrage «Denko» du Guinéen Mohamed Camara qui a reçu le prix du festival en 1993.

L'affiche du film Denko
L’affiche du film Denko

Denko relate l’histoire d’un jeune homme aveugle depuis sa naissance. Il vit avec sa mère dans un village où ils sont maltraités.

Un jour, alors qu’ils sont allés chercher du bois en brousse, Bilali (c’est le nom du jeune homme) dit à sa mère qu’il voudrait connaître une femme avant de mourir. Celle-ci entreprendra alors des démarches dans le village afin de trouver une femme pour son fils. En vain. Tout le village les boude: la mère est traitée de mégère et le fils de ce qu’il est: aveugle.

Mohamed Camara, le réalisateur du court métrage
Mohamed Camara, le réalisateur guinéen du court métrage Denko

Dans leur isolement, le hasard va illuminer leur vie. En effet, un jour, à la rivière, ils entendent un homme crier (il était en train de se noyer) et la mère se précipite, va au secours de l’homme. Elle l’emmène avec elle à la maison.

A la vue du jeune homme, l’albinos rescapé de la noyade dit à la femme qu’il peut aider son fils à recouvrer la vue, mais la condition à remplir est un grand sacrifice auquel elle doit se soumettre: il s’agit d’avoir des relations intimes avec son fils. Pour que son enfant devienne enfin comme les autres, elle accepte.

Bilali recouvre la vue et demande alors à sa mère  de l’aider à connaître la femme avec qui il a passé la nuit. Car il est amoureux d’elle. Sa mère lui ment: la femme était de passage au village et est repartie très tôt le matin.

Le jeune homme, avec les bénédictions de sa mère, va à la recherche de cette femme.

Il rencontre au cours de son voyage initiatique une jeune fille qui ne vit que dans la brousse. Ils font chemin ensemble.

La mère ne peut plus vivre dans le village: elle porte le fruit de son union avec son fils.

On ressent un pincement au cœur quand on voit que la mère est grosse… de son fils. Ce court métrage merveilleusement construit mérite d’être vu comme il a mérité le prix du festival en 1993. Un drame qui nous rappelle le sacrifice qu’une mère est capable de faire par amour pour son fils.

Théophile MONE

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