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Donc, certains pensent avoir un autre pays que ce Burkina-là? Ya yellé!

L’autre jour, quand je disais que nous méritons ce qui nous arrive, des mal-types, tapis dans l’ombre comme d’habitude ont proféré des insanités sur mon compte. Je sais qu’ils vont être encore plus acerbes après avoir lu ces mots, après avoir pris connaissance de ces maux. Mais moi Mounafica je m’adresse à ceux qui savent ce que c’est que la responsabilité. Le droit et la liberté d’accord mais la responsabilité d’abord.

J’entends toutes ces gesticulations qui font l’actualité nationale, au milieu des communiqués qui annoncent au quotidien les attaques subies par nos populations et nos FDS. A telle enseigne que l’on peut se demander s’il est encore séant de publier le bilan de ces attaques qui sont des victoires pour l’ennemi. Moi Mounafica, je dis que cela suffit. Ces situations funèbres doivent concerner que les seuls parents des victimes. Je n’ai pas dit géniteurs… Halte au voyeurisme!

Car il y a le droit des autres, la liberté des autres. Qui sont généralement plus nombreux que nos droits égoïstes, tube-digestivistes. Comment peut-on qualifier quelqu’un qui n’a ‘’d’information’’ que le décompte macabre de nos vaillants fils tombés au combat?! Comment appelle-t-on quelqu’un, qui a signé le Serment d’Hippocrate, et qui laisse mourir un malade sous les yeux?! Comment appelle-t-on quelqu’un qui prend en otage un Etat parce qu’il veut l’argent pour beurrer ses épinards qu’il récolte régulièrement et ostensiblement dans son petit jardin potager?

La lutte pour de meilleures conditions de vie est à l’image de la dépravation de nos valeurs d’antan. Certains acteurs de cette lutte veulent caporaliser et politiser les autres. Eux, ils ont tous les droits, jamais de devoirs, même quand ils se retrouvent hors-la-loi.

Nous avons fui nos responsabilités pour poursuivre nos intérêts. Au moment où des frères meurent les armes à la main pour défendre la patrie, pour nous défendre, certains de leurs protégés méprisent leur sacerdoce. Malgré leurs moyens insuffisants et inadaptés que tout le monde reconnaît, nos FDS ne rechignent pas à tout imaginer pour nous défendre; jusqu’au sacrifice suprême. Pendant que nous autres sommes au frais, dans des postures jouissives, buvant, mangeant et rotant. Ayons quand même un peu de respect pour nos morts et nos combattants, ceux qui se battent, coûte que coûte, pour maintenir l’ennemi à distance pour que nous pensions à nos droits! Privons-nous de nos superflus du moment pour permettre à l’Etat d’apporter la réplique à l’ennemi à travers un équipement conséquent de nos FDS.

Si seulement nous voulions sonner la mobilisation générale pour monter au front les mains nues, je comprendrais! Notre nombre ne peut-il pas constituer notre force?!

Bravo en revanche à Salif Tarpaga, l’enseignant fou de Boundouré dans le Yagha au Sahel qui dit ceci: «J’ai peur pour ma vie, mais la vocation m’appelle. J’ai juré de donner le savoir aux enfants. Tant que l’école n’est pas officiellement fermée, j’irai là-bas.» Ce fou mérite plus qu’un ‘’fonds commun’’.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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