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Elections 2015: un pacte de bonne conduite pour tous les acteurs

Candidats aux élections couplées présidentielle et législatives du 11 octobre 2015, acteurs des Organisations de la société civile (OSC), des médias publics et privés et des agences de publicité sont en conclave les 2 et 3 juin 2015 à Ouagadougou pour examiner un pacte de bonne conduite dans le cadre des échéances électorales à venir. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Communication, T. Frédéric A.K Nikièma, qui a représenté le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida. Elle a été suivie de plusieurs communications en lien avec les élections.

Le présidium à l'ouverture des travaux
Le présidium à l’ouverture des travaux

La communication introductive a été donnée par deux communicateurs. Il s’agit du président du Conseil supérieur de la Communication du Niger, Abdourahamane Ousmane, par ailleurs, président du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) qui a partagé l’expérience du Niger dans la gestion du processus électoral post transition à travers le thème, «la responsabilité des acteurs politiques et de la société civile: quelles approches pour des élections libres et apaisé?».
Il a relevé qu’un tel processus est toujours semé d’embuches et qu’il faut instaurer un climat de confiance en mettant en œuvre une communication apaisée.

Ils sont nombreux à prendre part à l'atelier organisé par le CSC
Ils sont nombreux à prendre part à l’atelier organisé par le CSC

Le président du Parti des Masses pour le travail (PMT-Albarka) du Niger, Abdoul Karim Mamalo, a également traité du thème, «la communication politique en période électorale». Il a surtout fait ressortir qu’une transition politique n’est pas une transition démocratique et que pour le cas du Burkina, la révolution des hommes entamée doit être parachevée par une révolution des idées. A en croire le communicateur, les médias doivent servir de sentinelle dans un tel processus et l’objectivité doit prévaloir dans le traitement de l’information électorale. Il a ajouté que pendant la période électorale, les médias privés doivent être déclarés de service public et les médias informels tels que l’internet qui prennent de l’ampleur doivent être mis sous le contrôle du CSC.

La présidente du CSC, Nathalie Somé, a demandé aux participants d'avoir un regard sur le pacte de bonne conduite, objet de cet atelier
La présidente du CSC, Nathalie Somé, a demandé aux participants d’avoir un regard sur le pacte de bonne conduite, objet de cet atelier

La deuxième communication de la journée a été axée sur le thème, «pluralisme, égal accès et équilibre de l’information dans les médias en période électorale: contraintes et perspectives» a été présentée par Justin Tionon, chargé de missions au CSC. Ce dernier a, en perspectives et au regard des contraintes liées au processus, trouvé nécessaire, voire indispensable de doter le CSC de moyens humains et techniques suffisants, de revisiter le statut juridique des médias publics, d’appuyer la formation des hommes de médias, de veiller à assurer l’égal accès aux médias de service public même en période ordinaire, de mieux organiser et systématiser le droit de réplique.
L’autre thème, «enjeux de l’information en période électorale et régulation de la campagne au Burkina Faso» a été traité lors de la troisième communication dispensée par le Directeur général des affaires juridiques du CSC, Modeste Ouédraogo. Aux dires de celui-ci, les médias doivent tout mettre tout en œuvre pour accompagner efficacement le processus électoral.

Photo de famille des officiels de la cérémonie d'ouverture
Photo de famille des officiels de la cérémonie d’ouverture

La dernière communication de la journée s’est penchée sur «les dispositions règlementaires prises par le CSC dans le cadre des élections de 2015: typologie des émissions et couverture médiatique des activités des acteurs en lice» a été présentée par le Directeur général de l’observation des médias et des études au Conseil supérieur de la communication, Jean-Paul Toé. Il a expliqué par exemple que le choix des journalistes pour l’animation des émissions pendant les campagnes se fait par un collège des conseillers. Il a également mentionné que le CSC a un regard sur le contenu des messages aussi bien sur le fond que sur la forme mais la vraie difficulté, c’est le faible niveau des candidats.
A noter que les travaux doivent prendre fin ce mercredi 3 juin 2015 avec la validation du pacte de bonne conduite par l’ensemble de participants.
Omar Compaoré

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