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Enrôlement biométrique: citoyens burkinabè, à vos cartes d’électeurs!

C’est parti pour la révision exceptionnelle du fichier électoral. Cette opération, autorisée par les dispositions du code électoral, a été lancée officiellement le mardi 3 mars 2015 à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord. L’évènement a été présidé par le président du Faso, Michel Kafando, et a connu la participation de plusieurs autorités dont les partenaires qui soutiennent la Transition.

Le président de la CENI, la cheville ouvrière du processus, Me Barthélémy Kéré
Le président de la CENI, la cheville ouvrière du processus, Me Barthélémy Kéré

Toute chose qui traduit l’importance que suscite la mise à jour du fichier électoral dans le processus politique actuel au Faso qui devrait déboucher, le 11 octobre prochain, à l’organisation des élections présidentielle et législatives couplées. En attendant, tous les citoyens en âge de voter et qui n’étaient pas jusque-là entrés en possession de leurs cartes d’électeur sont donc invités à se mobiliser pour se faire enrôler. A ces personnes concernées, on est tenté de lancer cet appel solennel: «Citoyens burkinabè de tout le pays, mobilisez-vous pour vous faire enrôler».
Cet appel mérite d’être lancé car la nouvelle donne socio-politique favorisée par la chute du régime de Blaise Compaoré augure d’un espoir pour la renaissance démocratique au Faso. Avant, les élections étaient tripatouillées au point qu’il n’y avait pas tellement de suspense. C’étaient les mêmes personnes qui remportaient toujours les scrutins, si bien que l’enjeu n’était pas au rendez-vous. On se rappelle encore des fameux mots d’ordre de «tuk guilli» qui avaient permis à l’ancien régime de remporter les élections avec des scores à la soviétique.
Aujourd’hui, tout cela relève du passé et n’est qu’un triste vieux souvenir. Les Burkinabè ont gagné en maturité, si bien qu’il est difficile de manipuler ou d’acheter encore leurs consciences. Les gadgets et autres moyens frauduleux et dons d’espèces sonnantes et trébuchantes ne peuvent nullement encore ébranler la volonté et la conviction du peuple qui a balayé sur son passage vers la renaissance démocratique les auteurs et acteurs de ces pratiques qui avaient entaché de façon translucide la transparence et la crédibilité des scrutins au Faso.
En 2015, le slogan est connu et il faut le rappeler sans cesse: «Plus rien ne sera comme avant». Pour ce faire, il faut que les populations se fassent massivement enrôler pour faire des choix éclairés en connaissance de cause, pour rectifier pour toujours les mauvaises pratiques qui sabotaient leur choix et la prise en compte de leurs préoccupations. Dans l’optique de pouvoir apporter leur contribution au développement de leur pays, les citoyens doivent absolument voter.
Dans le cas spécifique de la présente révision du fichier électoral, sont concernés, tous les électeurs qui auront 18 ans au 31 janvier 2016 au plus tard, date de l’élection municipale. Il y a également les ressortissants d’autres pays résidents au Burkina depuis plus de dix ans et qui peuvent prendre part au scrutin municipal. Et pour être inscrit comme électeur sur les listes électorales, il faut présenter l’acte de naissance ou la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB).
Ces documents suffisent à eux seuls pour bénéficier d’une carte d’électeur afin d’accomplir à chaque fois que de besoin son devoir civique et citoyen. L’enjeu en vaut la chandelle car chaque Burkinabè doit apporter sa pierre dans la construction du pays en donnant sa voix, en faisant des choix éclairés les jours de scrutins.
Citoyens burkinabè, à vos cartes d’électeurs donc!
Saïdou Zoromé

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