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Enrôlement sur la liste électorale dans le Nahouri: le MOCER sensibilise à Pô

La province du Nahouri est la zone 3 du premier groupe d’enrôlement de la CENI. C’est le 7 mars que cette opération a débuté pour s’achever le 16 mars. Un tour dans les sites d’enrôlement nous a permis de constater une moyenne  affluence des populations. Pour apporter sa contribution le Mouvement Citoyen pour une Ethique Républicaine (MOCER) a initié une activité de sensibilisation pour un enrôlement massif du 13 au 15 mars 2020 à Pô. Ces tournées ont permis de s’imprégner des raisons de l’affluence peu satisfaisante des populations pour l’enrôlement.

L’équipe de sensibilisation au marché

La commune de Pô a été divisée en plusieurs zones à savoir les écoles, les marchés, les débits de boisson et Dakola, à la frontière du Ghana. Une quarantaine de jeunes ont été mobilisés pour aller vers les populations afin de les motiver à s’enrôler. Au marché de Pô ce samedi 14  mars 2020  nous avons vu de nombreuses femmes qui vaquaient à leurs occupations commerciales sans se préoccuper de l’enrôlement. Si certaines disposent de cartes d’électeur d’autres n’en ont pas. Pour la majeure partie de celles-ci, plusieurs raisons justifient leur attitude.

Il s’agit, entre autres, de la difficulté d’acquisition des CNIB, le déficit d’information sur l’activité, le peu d’engouement pour le vote et surtout la crise sécuritaire qui ne rassure pas de l’effectivité de la tenue de ces élections.

Une visite chez le chef de Pô

Les jeunes avec des explications arrivent à convaincre certaines d’entre elles qui vont automatiquement s’enrôler. Dans les maquis et à la frontière d’avec le Ghana, nous nous sommes rendu compte du  peu d’intérêt à  l’enrôlement  ce samedi. Pour Kassoum OUATTARA, président du MOCER ,les femmes  s’enrôlent plus que les hommes et surtout les jeunes, peu motivés. Ainsi, il estime peu satisfaisant le travail et il interpelle les acteurs politiques, la société civile à redoubler d’effort dans la sensibilisation. Par ailleurs monsieur OUATTARA suggère que les spots  publicitaires de la CENI soient faits de façon locale car les voix des animateurs des radios de proximité  sont plus écoutées par les populations. Plusieurs bureaux d’enrôlement ont été visités et la mobilisation est moyenne. La difficulté majeure est la confusion entre l’activité de la société civile et celle des politiciens. Pendant trois jours plusieurs personnes ont été convaincues du bien-fondé de l’enrôlement.

 Jean AOUE

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