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Il faut enlever les gens-là on va quitter ici !

Celui qui arrive par la rue va être gouverné par la rue. Nè Wendé ! Regardez ce qui se passe de nos jours au Faso depuis l’insurrection qui a balayé Blaise Compaoré ! Roch, président élu après l’insurrection, n’a pas pu gouverner comme il l’aurait dû, car toutes les corporations d’insurgés l’ont serré au cou pour réclamer leur part dans le partage de la victoire contre la modification de l’article 37 de la Constitution. Né Wendé !
Les grèves ont succédé aux sit-in, tout cela a bousculé le gros Roch, il a vacillé mais il n’est pas tombé; mais il a été contraint de se délester, au passage, de beaucoup de kilos. Ce qui l’a fragilisé pour plus tard. Nè Wendé !
Puis paf, Dams est arrivé comme l’éléphant et ça n’a surpris personne. Donc, tout le monde a entonné l’hymne national pour lui souhaiter la bienvenue et pour l’accompagner. Plus tard, nous avons compris qu’il s’était battu pour la chose et donc que c’était sa chose. En chef de classe, il en faisait à sa tête jusqu’à faire déchanter tous ceux qui l’avaient applaudi. Mais comme il avait dit que celui qui est fort n’a qu’à faire son coup d’État, tout le monde a mouillé, le croyant solide comme un tamarinier. Djaa, type-là était un géant aux pieds d’argile ! Vrai ou faux ? Et le vrai propriétaire de la chose est venu prendre sa chose. Ou bien ? Nè Wendé !
Mais parmi tous ces trublions en  »terre du Burkina  », il y a un qui est le plus gros agitateur : la rue. Nè Wendé !
Capable du pire pour obtenir ce qu’elle désire, elle empêche les paisibles populations de vaquer tranquillos à leurs occupations. Et ça commence franchement à inquiéter pour l’avenir du pays. Les politiques ont échoué, les OSC ont échoué, les militaires ont échoué, le pouvoir désormais est désormais dans les mains de la rue. Nè Wendé !
En attendant probablement que le cycle recommence: parti unique, coups d’État, multipartisme, mandat à vie, opposition au pouvoir, instabilité, coups d’État, ainsi de suite. Mais en attendant, il faut virer ces cinq-là on va quitter ici. Nè Wendé que moi je suis fatigué !

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