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Il faut sauver le soldat Roch

Le président du Faso, lors de sa participation au forum du Maroc
Le président du Faso, lors de sa participation au forum du Maroc

C’est un truisme de dire que venir au pouvoir après une insurrection et un coup d’Etat déjoué est loin d’être un cadeau du ciel. Le MPP le savait mais, visiblement, il n’avait pas toute la mesure des grosses difficultés qui allaient se présenter.

Des attentats terroristes, des grèves perlées, la pauvreté ambiante, les bisbilles internes… En un mot comme en mille, la somme de toutes les douleurs, pour emprunter au poète. En plus de tout cela, le président Roch Kaboré semble être désespérément seul sur le plan conseil.

Mounafica était au Maroc lors de la rencontre entre le président du Faso et la communauté burkinabè, principalement les étudiants. Au cours des échanges, il a parlé de l’avenir du franc CFA en prenant une position qui tranche d’avec celle des autres présidents comme Macky Sall, Alassane Ouattara. Les panafricanistes ont applaudi à grands cris de joie quand ils ont lu l’encadré dans le quotidien gouvernemental Sidwaya. Cela a fait le buzz sur la toile.

Seulement voilà, cette affaire du franc CFA est comme un moustique sur les parties intimes d’un homme; pour l’aborder, il faut du tact. Les applaudissements des indépendantistes africains ont été pris à rebrousse-poil par les injonctions de la métropole. Du coup, il fallait faire des efforts pour démontrer que le président Roch n’est pas pour la fin du franc CFA hic et nunc.

Cette petite histoire des confidences du président avec ses compatriotes au Maroc démontre à souhait qu’autour du président du Faso, il faut mettre de l’ordre. Les multiples conseillers en com, en éco-fi et autres ne font pas leur travail. Pour preuve, lors de la rencontre du président avec les compatriotes en Allemagne, la question du CFA est revenue comme une ritournelle; la position de Roch n’a pas varié d’un iota, il a redit son ‘’gbê’’, sa vérité (tiré du nouchi ivoirien).

Et comme chat échaudé craint l’eau froide, les conseillers ont rencontré les journalistes pour leur dire de ne pas faire cas des réponses présidentielles sur le franc CFA. Le médecin après la mort! C’est cet embargo qu’il fallait exiger dès la première déclaration au Maroc. Il faut sauver le soldat Roch, car il est très mal entouré.

Les voyages présidentiels constituent pour certains conseillers l’occasion de faire des emplettes, l’avion présidentiel part léger mais au retour il est hyper chargé, on a même vu des gens plier en deux des matelas pour les mettre dans la soute.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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