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Intégration sous-régionale: libre circulation contrôlée des personnes et des marchandises

Un atelier d’information et de sensibilisation sur la libre circulation des personnes et des biens ainsi que sur les activités des organisations d’intégration régionale et sous-régionale au Burkina Faso s’est tenu les 26 et 27 mars à Banfora, chef-lieu de la province de la Comoé et de la région des Cascades.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Moussa B. Nébié, le ministre délégué chargé de la Coopération régionale, en présence du Haut-commissaire de la province de la Comoé, Clarisse Kambiré/Bayala, représentant le gouverneur, et de Bernadette Adenyo/Sermé, la présidente de la délégation spéciale de la commune de Banfora.

Cérémonie de clôture. de g. à d. Bernadette Adenyo-Sermé, Clarisse Kambiré-Bayala et Viviane Zouré.
Cérémonie de clôture. de g. à d. Bernadette Adenyo-Sermé, Clarisse Kambiré-Bayala et Viviane Zouré.

L’atelier a réuni des agents de contrôle routier (gendarmerie, police, douane et eaux et forêts), des transporteurs, des commerçants, des élèves et étudiants, des journalistes.
Dans son mot de bienvenue, la présidente de la délégation spéciale s’est réjouie du choix de sa commune située à 70 km de la frontière ivoirienne et une à une centaine de celle du Mali et constituant donc un carrefour.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé que lors de la 43eme session tenue les 17 et 18 juillet 2013 à Abuja, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont affirmé leur volonté politique d’approfondir le processus d’intégration régionale. Et dans ce sens, ils ont affirmé leur détermination à rendre effectifs les protocoles de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes, du droit de résidence et d’établissement.
Le Burkina Faso a été mandaté pour suivre la mise en œuvre de ce processus. Une feuille de route a été déroulée dont certaines recommandations ont été adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement comme l’institution de la carte d’identité biométrique et la suppression de la carte de séjour dans l’espace communautaire.

Une vue des participants issus de tous les milieux.
Une vue des participants issus de tous les milieux.

Chaque année donc, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale organise une série d’ateliers participatifs pour échanger sur les entraves vécues au quotidien et trouver les solutions à la libre circulation des personnes et des marchandises. Ce sont des opportunités pour faire connaître les actions que l’Union africaine, la CEDEAO et l’UEMOA mènent pour la promotion de l’intégration sous-régionale.
Au cours des trois dernières années donc, sept ateliers de formation et de sensibilisation ont été organisés dans l’objectif de sensibiliser toutes les régions sur l’importance de l’intégration.
Après la cérémonie d’ouverture, place a été faites aux communications. Et c’est Youssoupha Mbengue, Responsable Information, Communication et Vulgarisation à Recherche et Développement agricoles dans les zones semi-arides de l’Afrique (SAFGRAD) à l’Union africaine (UA) qui a ouvert la série en faisant un aperçu sur les missions, projets et programmes de l’UA/SAFGRAD. Elle s’occupe de recherche agricole dans les zones sémite-aride de l’Afrique pour trouver les solutions à l’agriculture africaine.
A sa suite, Idrissa Nénin Soulama, Chef de service à la Direction de la promotion de l’Intégration régionale, a fait une communication sur les textes juridiques relatifs à la libre circulation des personnes dans l’espace CEDEAO en ce qui concerne leur mise en œuvre et les difficultés rencontrées.
Lui succédant, c’est Viviane Zouré, Directrice de la promotion de l’Intégration régionale, qui est intervenue pour parler de la libre circulation des personnes et des biens, encadrée par “Le manifeste des passagers”. Le manifeste est un document de transport qui récapitule la totalité des marchandises ou des passagers chargés dans un véhicule ou une unité roulante de transport pour un trajet donné (d’une gare routière ou ferroviaire, d’un port ou d’un aéroport à destination d’une autre gare, un autre port ou aéroport).
La journée s’est poursuivie avec la communication de Bayi Gustave Néya du Centre de développement de la jeunesse et des sports (CDJS) de la CEDEAO. Il a parlé des missions, projets et programmes du CDJS.
La journée s’est achevée avec la présentation sur l’entrée en vigueur du tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO et son implication sur l’économie de la sous-région, communication assurée par le douanier communautaire, l’inspecteur des Douanes Bi-Yèkè Nabié du Burkina Faso. Les participants apprendront que le TEC de la CEDEAO a été élaboré à partir de celui de l’UEMOA en y apportant des aménagements pour prendre en compte les spécificités de tous les pays. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2015.

Les agents de contrôles étaient  fortement représentés.
Les agents de contrôles étaient fortement représentés.

Au deuxième jour, les participants ont entendu le Pr Luc Marius Ibriga sur les enjeux et l’importance de la libre circulation des personnes et des biens, du droit de résidence et d’établissement. Une communication que devait intervenir en premier lieu mais qui a bouclé la série car le communicateur, par ailleurs Contrôleur général de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat, n’avait pas pu faire le déplacement de Banfora. On retiendra de son propos que libre circulation ne veut pas dire absence de contrôles et que, au moment où nos Chefs d’Etat crient à tue-tête intégration, aucun ne pose à côté du drapeau national ceux de l’UEMOA et de la CEDEAO. Une situation qui résume à elle seule le hiatus entre le discours et la réalité.
Hidogo

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