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Investiture du président du Faso: « Une attention particulière sera accordée à la justice », a dit Roch Marc Christan Kaboré

L’investiture du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, réélu à l’issue du double scrutin du 22 novembre 2020, a eu lieu ce 28 décembre 2020 au palais des Sports de Ouaga 2000. C’était en présence des acteurs de la vie politique burkinabè, des présidents d’institutions, d’une dizaine de chefs d’Etat, de chefs de gouvernements de la sous-région ainsi que des représentations d’institutions régionales et internationales.

C’est un président pénétré des réalités difficiles de la vie sociopolitique de son pays qui s’est adressé au peuple depuis la cuvette du Palais des Sports qui a accueilli quantité de personnes pour la cérémonie d’investiture pour son second et dernier mandat constitutionnel à la tête du Burkina Faso. Le président Roch a prêté serment devant les membres du Conseil constitutionnel, en ces termes, « je jure  devant le peuple burkinabè et sur mon honneur de préserver, de respecter, faire respecter et de défendre la Constitution et les lois, de tout mettre en œuvre pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina Faso ». Un serment lourd de signification et plein de charge qui marque le début officiel du mandat du président élu pour les 5 ans à venir. Un serment qui, selon le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, traduit toute la mesure de la responsabilité du  président devant le peuple burkinabè. Rappelant du même coup la pensée de Follet Ken pour qui « prêter serment, c’est mettre son âme en péril. Et de ne jamais faire un serment, à moins d’être capable de mourir plutôt que de se parjurer ».  « Vous incarnerez la nation toute entière et ses valeurs, vous portez désormais le destin de tout un peuple attaché aux valeurs de démocratie, de liberté, de paix et de justice, placez les intérêt du peuple au dessus de tout autre », lui a signifié le juge Kambou avant qu’il ne reçoive les insignes de Grand maître des Ordres burkinabè, devant une foultitude de gens et de personnalités d’ici et d’ailleurs.

Prenant la parole aussitôt après, le président Roch March Christian Kaboré  a laissé entendre entre autres que le Burkina est resté débout  et continue sa marche héroïque vers un développement économique et social inclusif, malgré les actions des groupes armés terroristes qui ont mis à mal, ces 5 dernières années, les efforts de développement, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Reconnaissant l’abnégation des forces de défense et de sécurité dont la détermination a été essentielle, de son point de vue, pour préserver la paix et l’unité nationale, l’engagement des Volontaires pour la défense de la patrie dans la lutte contre le terrorisme, le président fraîchement investi dans ses fonctions a rendu un hommage aux populations des villes et campagnes qui, dit-il, ont payé un lourd tribut au terrorisme. Il a adressé sa gratitude aux travailleurs du public et du privé ainsi qu’aux autres couches socioprofessionnelles du pays, aux équipes gouvernementales qui, à l’entendre, se sont mobilisés durant le mandat passé avec lui, au côté du peuple pour obtenir, « dans des conditions difficiles, marquées entre autres par les défis sécuritaires, sanitaires et sociaux sans précédents », des résultats appréciables, selon lui, dans les domaines de la vie économique, politique et sociale.

« La bonne gouvernance sera au cœur de mon action »

Le président s’est engagé à lancer dans les mois à venir de larges consultations pour définir les voies d’une réconciliation nationale véritable, selon son propos. Une réconciliation qu’il a appelée de tous ses vœux et qui, pour lui, doit aller au-delà des questions conjoncturelles pour permettre, poursuit-il, de définir ensemble les bases d’une société burkinabè fondée sur les valeurs cardinales du travail, de la probité, de la dignité et de la défense de l’intérêt national à léguer à la postérité. Une réconciliation qui ne saurait toutefois faire l’économie des crimes de sang, des crimes économiques et politiques, de 1960 à nos jours, selon ses mots. En tout, une attention particulière sera accordée à a justice au cours du mandat qui s’annonce, de son point de vue. Il a souligné qu’il faut se départir du repli identitaire et de la stigmatisation des communautés entières, consécutifs aux actions des groupes armés terroristes dans certaines localités du pays. Une  volonté phare du président, au cours de cette cérémonie, c’est que la bonne gouvernance sera au cœur de son action au cours du mandat pour lequel il vient d’être investi. Raison pour laquelle il a pris l’engagement, entre autres, de renforcer la démocratie et réconcilier les Burkinabè, de refonder une véritable administration des services publics sur la base de la culture des résultats, de renforcer les investissements pour le bien-être social,  d’asseoir l’économie du savoir et bâtir l’école de demain par la promotion de l’innovation technologique, de gagner le pari de la sécurité et de la stabilité et assurer le retour des déplacés internes chez eux, de gagner le pari de l’emploi décent et la promotion de l’entreprenariat des jeunes et des femmes,  d’engager la relecture de la réforme agraire et foncière pour régler durablement les questions foncières et immobilières…

Idomar

 

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