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J’accuse !

Dans la série des malheurs qui nous arrivent, il faut y voir, entre autres causes, la faute de l’autorité administrative et de la presse.

La faute à l’autorité (les ministres de l’Administration territoriale) parce qu’elle ne s’assume pas. Elle est devenue simplement la tutelle technique des délégations spéciales, des hauts-commissariats et des gouvernorats et a laissé faire de pseudo Organisations de la société civile (OSC).

Sauf que ces fonctionnaires sont disciplinés et leur gestion n’est pas compliquée. Au niveau de ce ministère, on avait aussi les coutumiers et les religieux ; mais cette… appendice a subi une intervention chirurgicale. Issaka Sourwema, musulman et chef coutumier, a hérité de  »sa » chose. Est-ce qu’il s’est battu pour cette chose-là ? Impossible de le dire mais s’il l’a obtenue, c’est qu’il s’est battu pour ça. Ou bien ? vrai ou faux ?

Moi L’Impertinent, je pense que le rôle d’un ministre de l’Administration territoriale dans le contexte qui est le nôtre, c’est d’être le ministre des OSC ! Ou bien ? Il y a un grand travail à faire dans ce domaine. Parce que, même à Bilbanbili, il n’y avait pas autant de  »two-two » qu’au sein des OSC de nos jours !

Chaque Gomtibo oisif se lève le matin, ameute les pisses-copies et débite avec difficulté une déclaration qu’il aurait rédigée mais qu’on devine avoir été suggérée ou écrite par une main invisible. Ces journalistes, en panne de sujets à traiter, vont amplifier ce qu’ils viennent d’entendre, sans discernement des conséquences que cette déclaration peut provoquer.

C’est ainsi qu’une déclaration, qui aurait pu passer comme l’eau coule sur les plumes du canard, se retrouve portée aux quatre coins du globe et suscite des gorges chaudes et met à mal la cohésion sociale et le vivre ensemble. A qui la faute ? Pas au déclarant mais à celui qui a amplifié la déclaration, donc à la presse. Elle n’a pas l’obligation de rapporter tout ce qui se dit et se raconte dans la cité ! Honte à elle !

Généralement, les membres de ces prétendues OSC sont un groupe de quelques individus ‘’pyromanes’’. Ils n’ont aucun document qui atteste de leur existence légale. Mais ils mènent leurs activités à la barbe et au nez de l’autorité qui ne prend pas les mesures nécessaires pour les interpeler !

Au contraire, l’autorité se rend complice de ces bandes de hors-la-loi qui empestent le quotidien des Burkinabè. Il faut que l’autorité se ressaisisse et mette de l’ordre dans ce capharnaüm de petits escrocs et de délinquants au col blanc !

L’Impertinent

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