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Jeunesse et ‘’tubedigestivisme’’!

Mounafica reste encore perplexe face à certains comportements de la jeunesse du Faso. Bien sûr, la grande majorité de la jeunesse reste consciente et essaie de trouver son chemin dans ce Faso de requins nés sous Blaise Compaoré et qui, chaque jour, poussent des dents longues et acérées. Mounafica veut jeter un regard sur le petit nombre de jeunes encore à être des adeptes de ce que feu Issa Tiendrébéogo, enseignant et politicien, époux d’Alice Tiendrebéogo, décédé le 26 janvier 2012 à Tunis, avait qualifié en son temps de «tubedigestivisme», c’est-à-dire ceux qui ne pensent qu’à leur ventre. Or, quand le ventre commande, l’esprit des hautes valeurs de moralité et de probité fout le camp.

Les jeunes au premier colloque panafricain de la jeunesse de Ouagadougou.
Image d’illustration

Il y a beaucoup de cas du genre, depuis la survenue de l’insurrection dont la réussite revient de plein droit à la jeunesse burkinabè. Mais Mounafica veut bien s’étendre sur le dernier cas en date, ‘’les 102 dalmatiens, oh pardon, démissionnaires étudiants de l’Unir/PS’’.
On comprend difficilement les raisons avancées par le chef de file des démissionnaires et, ô comble de tout, il affirme rejoindre le CDP car le président de ce parti est un «rassembleur», il a un discours de «paix». C’est là que moi, Mounafica, je n’y comprends rien. Car cette démission est venue au moment même où le président du CDP a lancé une fatwa sur les élections. On n’a pas besoin de dessin pour comprendre que ça sent le ‘’gombo frais’’. D’ailleurs, Eddie ne leur avait-il pas promis (depuis janvier) des sous qu’ils n’ont pas encore empoignés?! Mais ils préfèrent lâcher la proie de l’idéal pour l’ombre des promesses. Franchement, pour moi, avec l’insurrection qui a mis fin au pouvoir de Blaise Compaoré, on pouvait penser que cette race de rapaces allait disparaitre. Hélas! Mille fois hélas, l’ivraie a poussé des racines plus longues et tentaculaires qu’on le pensait.
A bien observer, ils sont les mêmes qui grenouillaient chez les bonzes du CDP pour avoir quelques enveloppes et aller ‘faroter’. de vrais hédonistes qui ont vendu leur âme au diable. Quand le président de la Transition lance «oui, avec les jeunes, mais sans les jeunes attention!», il ne pense surement pas à ceux-là qui sont des girouettes ou, pire, des serpents qui rampent tant qu’il y a de l’argent à prendre.
Heureusement, ils ne sont pas nombreux mais les actes qu’ils posent sont toujours nocifs pour la nation. Avec eux, il faut noter aussi cette association pour ‘’la réussite de la transition’’ qui veut d’une chose et son contraire, car pour elle, la réussite de la Transition, c’est revenir à l’ordre ancien. Et cette particule ‘’transition réussie’’ sonne tellement faux, car de tout temps, cette organisation n’a de cesse de voler dans les plumes des autorités de la Transition. Et pire, elle demande aux autorités transitaires de se mêler des affaires du Conseil constitutionnel. Ahan, quand ça arrange, l’autorité doit s’interférer dans les affaires judiciaires et juridiques, et quand ça n’arrange pas, on crie haro sur le baudet. Plus royaliste que le roi, cette ‘’association’’ rejette le nouveau statut militaire, sous prétexte que tous les militaires n’ont pas été associés à sa rédaction. Ah bon, les affaires militaires débordent maintenant dans la rue, au point que n’importe qui s’en approprie? Qui sont ces soldats qui ont dit qu’ils n’ont pas été associés à la rédaction du texte? En filigrane, c’est un appel à la sédition.
Mounafica est mémoratif de la volée de bois vert que le président Michel Kafando a essuyée, quand, au détour d’une interview chez nos confrères de France 24, il a dit que le président du MPP n’était pas concerné par l’inéligibilité du nouveau code. Des organisations de la société ‘’si viles’’ ont sauté en criant au mélange de genres, en disant, «ce n’est pas à lui de décider à la place des juges constitutionnels». Alors, pourquoi vouloir aujourd’hui qu’il s’implique pour soutenir des gens qui n’ont pas eu assez de couilles pour dire à Blaise Compaoré de ne pas franchir le Rubicond!
Et puis, qu’a fait cette CNTR le jour de l’insurrection, pour aujourd’hui s’arroger le droit de défendre sa réussite? Entre ce mot «réussite» et «l’échec» de la Transition, les responsables de cette coordination pencheraient pour un gros échec.
Mounafica, tout œil tout ouïe!

Un commentaire

  1. il faut s’impliquer

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