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Journée africaine de lutte contre la corruption : la gestion des fonds COVID-19, dans le viseur de l’ASE-LC

« Stratégies et mécanismes de transparence dans la gestion des fonds COVID-19 », c’est le thème choisi pour la commémoration de la 6e édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption, qui s’est déroulée ce lundi 11 juillet 2022. A cette occasion, l’Autorité supérieur d’Etat et de lutte contre la corruption (ASE-LC) a initié un atelier d’échanges autour dudit thème. Cette journée est une opportunité de réflexion sur une thématique appropriée qui est en phase avec le contexte et les défis majeurs de la gouvernance vertueuse dans les pays africains.

Les pratiques corruptrices constituent une menace pour la bonne gouvernance en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier. Elles sapent et gangrènent le développement socio-économique ainsi que les acquis démocratiques africaines. Pour donc concrétiser la volonté des Etats africains à éradiquer la corruption, le 11 juillet a été institué « Journée africaine de lutte contre la corruption » en 2016. Depuis et chaque année, les pays africains y compris le Burkina Faso, commémorent cette journée. Des dires du représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Mathieu Ciowela, elle est une opportunité offerte pour réfléchir aux progrès de la lutte contre la corruption, et de proposer des pistes de solutions pour un meilleur impact des actions entreprises. Abondant dans le même sens, le contrôleur général d’Etat, Philippe Néri Kouthou Nion affirme que cette journée a toujours été une opportunité de réflexion sur une thématique appropriée qui est en phase avec le contexte et les défis majeurs de la gouvernance vertueuse dans les pays africains. De ses confidences, la corruption a plusieurs facettes et se manifeste dans la quasi-totalité des secteurs de la vie. Ses conséquences sur le développement économique du continent, ne peuvent et ne doivent être sous-estimées parce que touchant une grande partie de la population en dépit de certains engagements collectifs apparents du politique.

Pour le représentant résident du PNUD, les rapports sur l’état de la corruption produits chaque année, soulignent l’urgence de prévenir et de lutter contre le fléau. A titre d’exemple, il cite l’ONG Transparency international qui note qu’en 2021, avec un score moyen de 33/100, l’Afrique subsaharienne ne montre aucune amélioration significative dans l’indice de perception de la corruption (IPC) 2021. De plus souligne-t-il, l’estimation de la commission économique des Nations unies pour l’Afrique en 2021 a fait ressortir que l’Afrique perd chaque année plus de cinquante milliards de dollars en raison des flux financiers illicites.

Pour la commémoration de cette année au Burkina Faso, le thème retenu est : « Stratégies et mécanismes de transparence dans la gestion des fonds COVID-19 ».  Selon le contrôleur général d’Etat, ce thème interpellateur sur la régularité et la qualité de la gestion des fonds COVID-19 en termes de stratégies et mécanismes de contrôles de transparence développés dans chaque pays à sujet. Il s’agit là souligne-t-il de procéder à des échanges fructueux et constructifs sur la responsabilité et la contribution des différents acteurs à asseoir la transparence voulue dans la gestion de cette pandémie.

Thierry KABORE

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