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L’ambassadeur américain promet un appui au Conseil national de la Transition

L’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso était dans les locaux du Conseil national de la Transition le lundi 23 février 2015 pour une audience. L’appui à l’institution parlementaire, les projets de lois en cours d’examen ont constitué les points d’échanges entre le diplomate et le président du Conseil national de la Transition, Moumina Cherif Sy.

 L’Ambassadeur Tulinabo Mushingi (gauche) et le président du CNT, Moumina Cherif Sy, lors de l’audience
L’Ambassadeur Tulinabo Mushingi (gauche) et le président du CNT, Moumina Cherif Sy, lors de l’audience

Cette visite se veut une prise de contact régulière, selon l’ambassadeur américain, Tulinabo Mushingi. «Nous devons nous voir de temps en temps pour échanger. Quelques fois, on a des sujets spécifiques. C’est seulement pour savoir ce qui se passe parce que comme nous sommes ici présents au Burkina Faso, les Etats-Unis pensent que nous savons ce qui se passe ici et nous ne pouvons découvrir ça qu’en venant parler avec nos collègues. Mais aujourd’hui, nous avions quelques points spécifiques. Le premier, c’est l’appui au gouvernement de la Transition. Cet appui est divisé en deux points. Il s’agit de l’appui à la CENI mais aussi l’appui pour soutenir le CNT», a dit le diplomate.
Le deuxième point, c’était de parler de quelques projets de lois. «Un des projets de loi dont on a entendu parler, c’est celui sur la bestialité et sur l’homosexualité et on veut savoir à quel niveau on en est. Troisièmement, nous avons appris que le projet de loi portant révision du code minier allait être réintroduit auprès du CNT, donc nous avons tenu à venir discuter et voir quel est le processus», a souligné Tulinabo Mushingi.
A la question de savoir quel est son avis sur ces projets de lois après les échanges, il a fait comprendre que «nous ne devons pas être pour ou contre une loi. Nous sommes là pour accompagner le gouvernement du Burkina Faso. Vous, les Burkinabè, vous décidez de ce que vous voulez faire et nous, en tant que partenaire, nous pensons que le code minier doit être écrit pour que les Burkinabè aient des bénéfices de leurs ressources minières mais aussi en gardant un aspect attractif pour les investisseurs étrangers. On a besoin de ces deux».

L’ambassadeur américain, Tulinabo Mushingi, au sortir des échanges
L’ambassadeur américain, Tulinabo Mushingi, au sortir des échanges

Pour ce qui est de l’appui du CNT, il a rappelé que l’Assemblée nationale a été brulée avec tout le matériel qu’il y avait et il y a un personnel ici qui travaillait avec l’ancienne assemblée, donc, a-t-il ajouté, «l’appui, c’est tout une gamme et nous pouvons aider à ceci, d’autres partenaires peuvent aider à cela. Ils nous ont envoyé une lettre qui liste les besoins du CNT et nous, on va voir comment les appuyer».
Pour ce qui est particulièrement du projet de loi sur l’homosexualité, le diplomate a pris ses distances. «Je voulais seulement savoir où est-ce qu’on en était. Les Etats-Unis, nous ne sommes pas là pour imposer des valeurs culturelles à qui que ce soit. Nous avons nos valeurs culturelles, chaque pays a ses valeurs culturelles et le principe de base c’est que les droits humains universellement acceptés, les droits civiques et les droits de citoyens doivent faire partie de cette discussion, peu importe l’origine, la race, l’orientation, l’orientation religieuse, sexuelle», a-t-il conclu.
Omar Compaoré

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