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L’homme qui répare les femmes violées au Congo

Une vérité à peine voilée: derrière la folie meurtrière dénommée guerre civile se cachent souvent des intérêts marchants qui ne se limitent pas à l’Afrique. Les multinationales sont installées dans les pays occidentaux. Et les victimes restent les plus faibles des populations: femmes, pauvres paysans et enfants. Un chirurgien en a fait son cheval de bataille et remporte des prix de reconnaissance internationale.

Denis Mukwege
Denis Mukwege

Comme dans la mythique cité de Zingh quelque part dans les forêts toujours vierges de l’Afrique profonde où, selon la légende, des diamants géants auraient servi de réserves au Roi Salomon, les riches mines du sous-sol congolais (RDC) attisent les appétits de factions rivales qui défendent chacune son territoire à exploiter avec des armes de guerre. Bien souvent au détriment des populations locales. Là-bas, l’Etat semble absent ou dépassé, ou bien faut-il le considérer comme indifférent ou impliqué!?
Certaines images pourtant bien réelles ressemblent à une fiction et les faits sont quelques fois à la limite du raisonnable. Comme ces viols de femmes, jeunes filles, adolescentes et enfants de deux ans voire de nourrissons. Des crimes sexuels qu’il faut bien se résoudre à appeler rituels, pour s’attirer la faveur des forces mystiques pourvoyeuses, dit-on, de richesses et de puissance, du moins selon des croyances locales.
Un homme, raconte le tout dernier film du documentariste belge Thierry Michel, n’a pas pu voir les atrocités et rester indifférent. C’est le Docteur Mukwege, l’homme qui répare ces milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo. «Sa lutte incessante, pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange». Il est plus d’une fois victime de tentative d’assassinat auquel il échappe miraculeusement! «Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloitré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus». Son combat l’a pourtant conduit hors du continent, où de prestigieux prix lui ont été décernés pour reconnaître l’utilité de ses énormes efforts.
Film vérité fort impressionnant, «l’Homme qui répare les femmes», 98 minutes, a été suivi de débats touchants en présence du réalisateur à l’Institut français à l’occasion du Festival Ciné Droit Libre. Il vaut mieux le voir pour mieux en juger.
T. Niger

Un commentaire

  1. Pauvre Afrique! Afrique , mon Afrique, Ô Seigneur.

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