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Liste définitive: alea jacta est…

Le sort en est jeté, le Conseil constitutionnel a mis fin à l’attente de la liste définitive des candidats à la présidentielle d’octobre prochain. Déjà, le temps semblait long, languissant pour les postulants au fauteuil présidentiel et pour leurs supporters. Cela, compte tenu des recours engagés entre les candidats et contre des candidats. Maintenant que le vin ou du moins, pour être naturellement du terroir, maintenant que le «tchapalo» ou le «rammoaga» est fin prêt, il faut le boire. Seulement voilà, il y a 14 bouches pour une seule calebasse et la préparatrice du dolo, l’épouse, celle de Nè Wendé, exige qu’une seule personne ait le droit de boire dans cette calebasse. Ayah, voilà affaire!

Quelques membres du Conseil constitutionnel qui a donné quitus à 14 candidats pour briguer la magistrature suprême.
Quelques membres du Conseil constitutionnel qui a donné quitus à 14 candidats pour briguer la magistrature suprême.

Le droit de boire a des conditions et quelles conditions? Il faut s’engager tout d’abord à faire mieux que Blaise Compaoré; ce n’est pas la condition la plus difficile.
Il faut aussi donner sa parole que cette histoire d’homme fort ou d’institutions fortes, on a fait le choix de la seconde.
Il faut surtout s’engager à ce qu’il n’y ait plus de «petit président», donc pas d’assassinats crapuleux, pas de gouvernement parallèle, pas de népotisme, pas de passe-droit, pas de bakchich, pas de kalabulé…
Et c’est dans ces «pas de…» que certains postulants se sont évanouis, car les conditions pour ingurgiter ce dolo de l’après Blaise Compaoré sont dures mais réalistes. Et encore la propriétaire assure que son dolo n’est pas fait pour enivrer dans le sens ivresse du pouvoir, mais pour éclaircir les idées afin de penser développement, émergence si possible. Mounafica signe sans rechigner ces conditions.
C’est vrai aussi qu’on peut dire que c’est facile de signer quand on n’a pas les pieds dans les starting-blocks! Mais Mounafica s’autoproclame sentinelle et surveillant général de l’application des conditions édictées. Voilà pourquoi il dit «plus rien ne peut être comme avant». Et pour la campagne qui va s’ouvrir dans quelques jours, Mounafica et son confrère Nè Wendé, qui a bien huilé son gourdin, vont suivre les différents candidats. Ils ont le droit de donner des coups mais pas au-dessous de la ceinture. Et un coup vers ce côté égale un coup de gourdin de qui vous savez, chers candidats.
En gentlemen, vous devez prendre vos téléphones, appeler les autres pour les féliciter d’être retenus et leur souhaiter du courage et bonne chance. Que le meilleur gagne.
C’est dans un moment de sommeil que Mounafica a reçu tout cela comme une grand’mère qui lui disait un conte. Quand il s’est réveillé, il a réalisé qu’il est au Burkina, le Pays des Hommes intègres, son pays. Alors, est-ce que c’est un conte ou une chose réalisable? Mounafica pense qu’on peut le faire sinon qu’on doit le faire. Alors, il emprunte ces mots au cousin de l’autre: Yes we can!
Mounafica, tout œil tout ouïe!

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