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Interdiction de couvertures médiatiques: le CSC lève l’équivoque sur sa décision de règlementation

Le Conseil supérieur de la communication (CSC), a rencontré les rédacteurs en chefs des organes de presse privés et publics le vendredi 26 juin 2015 à son siège, à Ouagadougou. L’objectif était de lever l’équivoque des zones d’ombre sur la loi portant interdiction de couvertures médiatiques des campagnes politiques déguisées.

Les différents rédacteurs en chefs des médias publics et privés
Les différents rédacteurs en chefs des médias publics et privés

Afin de donner de plus amples informations sur les contours de la décision n°2015-012/CSC du 22 juin 2015 portant règlementation de la couverture médiatique de toute campagne électorale déguisée, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé une session d’échange avec les rédacteurs en chef des médias publics et privés le vendredi 26 juin dernier à Ouagadougou. Il ressort des explications données par le Directeur général des affaires juridiques du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, que toutes les activités politiques avant la campagne officielle, sont interdites de couvertures sauf les cérémonies d’investiture des candidats. Ainsi, au terme de l’article 2 de la décision qui en compte 14, il faut entendre par campagne électorale déguisée, “toute activité de soutien à un parti, formations et regroupements politiques, un candidat ou un regroupement de candidats indépendants. De façon précise, il s’agit de “toute activité au cours de laquelle les organisateurs, personnalités politiques ou non, font des dons, parrainent ou participent à des cérémonies coutumières, religieuses, culturelles, sportives, commerciales ou inaugurent des édifices ou des ouvrages au bénéfice des populations”.

le Directeur général des affaires juridiques du CSC, Louis Modeste Ouédraogo
le Directeur général des affaires juridiques du CSC, Louis Modeste Ouédraogo

La campagne déguisée doit aussi être comprise, toujours au terme de l’article 2, comme “la publication, la diffusion d’émissions, de films, de discours, de sketchs, de chansons, d’articles d’archives ou pas, mettant en scène un candidat ou un parti politique”. Ou encore “toute activité réalisée à des fins de propagande au profit d’un parti, formations et regroupement politiques, un candidat ou regroupement de candidats indépendants”. Outre les activités politiques non susceptibles d’être couvertes durant la précampagne, la décision détermine celles qui peuvent l’être par les organes de presse. Il s’agit, au terme de l’article 5, des cérémonies d’investiture de candidats dans la limite dans la limite d’une investiture par candidat. Le même article permet aux organes de presse de diffuser “les avis et annonces évoquant la tenue de réunion ou de rencontre des partis ou formations politiques, des organisations et mouvements politiques”. Toutefois, leur couverture est interdite durant la période de 3 mois précédant l’ouverture officielle de la campagne électorale. En ce qui concerne la question si une conférence de presse peut-elle faire l’objet d’une couverture médiatique, M. Ouédraogo a répondu par la négative d’autant plus que la décision n’a autorisé que la diffusion des avis et des annonces évoquant la tenue de réunion et non de la couverture de conférences de presse.

La Présidente du CSC, Nathalie Somé
La Présidente du CSC, Nathalie Somé

Pour sa part, la présidente du CSC, Nathalie Somé a indiqué que la rencontre a été organisée pour permettre aux rédacteurs en chefs de maîtriser la décision. En outre, elle dit compter sur leur responsabilité sociale dans l’application effective des dispositions non seulement de la loi électorale, mais aussi et particulièrement de la présente décision portant règlementation de la couverture des activités des partis politiques.
Jude Somé

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