Accueil » Mounafica » Avec le numérique, on peut faire un Fespaco annuel

Avec le numérique, on peut faire un Fespaco annuel

Affiche Fespaco 2015Mounafica suit assidûment la fête du cinéma africain de Ouagadougou, avec une préférence pour les films. Et il en vus de bons, de moins bons et des pas du tout bons. C’est tout cela le charme d’une fête comme le Fespaco. Les réalisateurs cette année semblent s’être concertés pour fabriquer des films dont la thématique renvoie à la politique politicienne avec ses imbrications: la guerre civile, les enfants soldats, l’impunité, la corruption, voilà ce qui traverse tous les films du Fespaco. La différence va résider dans la manière de rendre…
Le numérique a visiblement fait des effets sur la production en termes quantitatifs mais sur la qualité il y a beaucoup de travail à faire. Pour l’illustrer, Mounafica prend à tout hasard le film Run de l’Ivoirien Philippe Lacôte. Il a fait un film qui ne porte pas son nom car, en termes de rythme, Run est d’une lenteur soporifique. Voilà un exemple qui montre bien qu’on n’est plus à la pellicule, on film tout en longueur car le numérique le permet. Il y a des séquences longues dans ce film qu’on n’aurait jamais pu avoir s’il était pelliculaire. Autres temps autres mœurs…
La possibilité est offerte aux cinéastes de produire en quantité. Doit-on encore attendre 2 ans pour fêter les œuvres cinématographiques africaines? Mounafica dit non. Il faut que, hic et nunc, on déclare que le Fespaco est devenu annuel comme ses autres frères festivals dans le monde. Sinon, il y a des risques de ne même plus pouvoir faire la sélection des films, tant le nombre sera astronomique. On sera obligé de faire un tirage au sort comme à la CAN pour déterminer qui va participer au festival, foi de Mounafica.

Fespaco: l’Etalon se joue entre L’Œil du cyclone et Rapt à Bamako
Le Burkinabè Sékou Traoré avec son long métrage L’Œil du cyclone serait, selon des indiscrétions captées par les multiples antennes de Mounafica, en très bonne position pour chevaucher l’Etalon d’or de Yennenga. Ici, Mounafica insiste sur un fait concernant l’intitulé «Etalon de Yennenga», le grand prix du Fespaco qui ne porte pas son nom, car le vainqueur a non seulement l’étalon et en plus la cavalière, à savoir la Yaaba (grand-maman) Yennenga.
Cela écrit, Mounafica a entendu de très bonnes critiques aussi sur le film Rapt à Bamako du revenant Cheik Omar Sissoko. Quid de Timbuktu? Mounafica pense que ce film vedette va surprendre plus d’une personne; il est certes multi lauréat de Cannes, mais le Fespaco risque de lui échapper. Et pourquoi?
De mémoire de cinéphile habitué des Fespaco, Mounafica tire la conclusion que rarement un film auréolé de distinctions soit venu au Fespaco les confirmer en s’adjugeant l’Etalon. En plus, entre le thème très actuel de Timbuktu et son écriture cinématographique à proprement parler, il y a un petit fossé. Mounafica ne nie pas au jury cannois son choix et ses critères, mais reste convaincu que Timbuktu aura le même destin qu’il a connu aux «Oscars» américains.
Mounafica, tout œil, tout ouïe!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.