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Obouf est notre Probo Koala

Mounafica s’est pincé plusieurs fois pour réaliser qu’effectivement environ 1280 tonnes de boissons gazeuses de différents goûts dans des canettes ont été saisies par la Police en ce mois de février, le mois de l’amour affirmé le plus souvent le jour de la saint-valentin, or il se trouve que certaines personnes n’aiment pas leurs prochains, elles préfèrent s’enrichir sur leur dos. La «tehon» (honte en verlan).

MOUNAFICACette affaire fait référence à celle que nos voisins ivoiriens ont vécue il y a quelques années sous l’appellation «déchets toxiques d’Abidjan». Des saletés dangereuses pour la vie humaine, animale, végétale qui ont été déversées sur Abidjan par le bateau Probo Koala. En comparaison, les falsificateurs de dates de péremption sont aussi nos «Probo Koala». Quand on sait que le groupe fait dans l’alimentaire avec les pâtes, les concentrés de tomate, les bouillons (Jumbo) et les hydrocarbures, le doute est permis sur la qualité de ces vivres et produits pétroliers. Mais il y a des questions sur cette sale histoire, des questions à plusieurs inconnues.
Comment autant de tonnes de boissons périmées ont pu quitter la Tunisie pour atteindre le Burkina via Lomé? Comment des camions chargés de produits impropres à la consommation ont pu traverser les barrières douanières togolaise et burkinabè? Il y a forcément des complicités au très haut niveau; des coups de fil ont dû influencer les services de douane. Sinon, très souvent, en bus entre Ouagadougou et une ville de l’intérieur, Mounafica a vu des cars que les policiers et les douaniers fouillent de fond en comble. Alors, comment des dizaines de camions chargés de boissons périmées ont pu passer et ce depuis au moins deux ans? Non, il n’y a pas que le groupe Obouf dans cette affaire. Des complices ont aussi leurs intérêts dans cet empoisonnement public. Vivement des sanctions exemplaires pour dissuader les aspirants empoisonneurs, sinon on aura ici de la viande d’agoutis venue directement du Libéria, des chauves-souris séchées en provenance de Guinée Conakry et tutti quanti.
Mounafica, tout œil, tout ouïe!

Un commentaire

  1. C’est le résultat d’un ensemble de complicités. La société de surveillance COTECNA qui apparemment ne fait pas son boulot, les services de Douanes qui semblent absents, les services de contrôle du MICA dont le travail consiste pour l’essentiel à traquer le menu fretin. Dans quel pays sommes-nous ? Si en plus de s’enrichir frauduleusement sur le dos de nos laborieuses populations, on cherche maintenant à les éliminer purement et simplement. D’ailleurs, à quand remonte cette entreprise de destruction massive? Que pour une fois, les responsables de ce crime odieux soient sanctionnés à la hauteur de leur forfait.
    Dieu sauve le Burkina !

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