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Passage à la Vème République: enjeux, défis et perspectives

Dans le cadre de ses activités mensuelles, le Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ) a organisé un panel sur le thème “Passage de la IVème à la Vème République: enjeux, défis et perspectives”. Un thème qui a fait l’objet de communications livrées par le Pr Abdoulaye Soma, président de la Société burkinabè de droit constitutionnel et par le journaliste Boureima Ouédraogo, Directeur de publication du journal Le Reporter. C’était dans la soirée du vendredi 27 mai 2016, au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) à Ouagadougou.

Le présidium du panel
Le présidium du panel

Les autorités issues des élections du 29 novembre 2015 ayant décidé de faire basculer le Burkina Faso dans une Vème République, l’élaboration d’une nouvelle Constitution s’impose. Du reste, la mise en place d’une Commission constitutionnelle a été annoncée depuis le mois de mars dernier. En attendant de voir cette Commission à l’œuvre, le contenu de la future Constitution fait l’objet de proposition çà et là.

C’est dans ce que le Pr Soma plaide pour un régime parlementaire. L’explication en est, selon lui, que depuis son indépendance, le Pays des Hommes intègres n’a connu son meilleur régime politique que sous la 2ème République qui a été vécue sous un régime parlementaire. Un tel régime met à l’abri d’éventuelles dérives d’un président omnipotent, car l’essentiel des pouvoirs de l’exécutif doit être concentré entre les mains du Premier ministre responsable devant un parlement également assez puissant. Du reste, le régime parlementaire consacre un équilibre judicieux des pouvoirs entre l’exécutif (président du Faso, Premier ministre et gouvernement) et le parlement (Assemblée nationale). En tout cas, le respect des exigences d’un tel régime offre aux deux pouvoirs d’être à égalité de moyens de pression réciproque: le parlement peut renverser le gouvernement, mais l’exécutif peut aussi–à travers le président du Faso–dissoudre le parlement. Ce qui est gage de respect mutuel entre les principaux pouvoirs que sont le législatif et le l’exécutif.

Les participants au panel
Les participants au panel

Pour Boureima Ouédraogo, le processus de passage à une Vème République doit être mis à profit pour consacrer des dispositions à même de rendre le Burkinabè suffisamment responsable non seulement vis-à-vis de lui-même, mais surtout dans ses rapports avec autrui et avec le bien public. Ce qui reviendra, selon lui, à instaurer un nouveau modèle de société. Il faudra également, selon le journaliste d’investigation, recadrer au mieux la création et le rôle des partis politiques jugés pléthoriques et dont beaucoup ne font véritablement pas le poids sur l’échiquier politique national.

Signalons que le panel qui a été le cadre où ces orientations ont été dégagées, a été initié par le Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ). Un Réseau qui, au dernier vendredi de chaque mois, invite à la réflexion et au débat. C’est ainsi que cette organisation de la société civile offre l’occasion, particulièrement aux journalistes, d’échanger autour de sujets d’intérêt national. Ce qui, évidemment, permet à ces derniers d’être assez outillés et subséquemment, de donner l’information éclairée aux citoyens.

Paangui Parè

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