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Plus de morts sous Roch que sous Blaise? Zaïda n’a pas dit ça, tout de même!

Ayant effectué le déplacement à Bobo pour la finale de la coupe du Faso, moi Mounafica j’ai rencontré des jeunes dans un grin, c’est-à-dire un regroupement presque familial autour du thé vert. On ne peut plus dire thé vert de Chine car les thés proviennent d’un peu partout. Il y en a même qui portent des noms insolites: Azawad, Bagdad, Kadhafi, etc.

Les échanges entre ces jeunes portaient sur l’Assemblée générale du CED, le Cadre d’expression démocratique, du truculent Pascal Zaïda. Le point en débat était celui du nombre de morts plus élevé sous Roch que sous Blaise Compaoré, selon les mots rapportés par un des jeunes qui était à la rencontre.

Du coup, ça volait dans tous les sens. Pour certains, Zaïda n’a pas dit ça ou bien n’ose pas dire cela. Pour d’autres, il l’a bien dit, se basant sur les victimes des attentats terroristes.

Joe, un des jeunes qui avait l’air tout timide, s’est presqu’enflammé en affirmant qu’il n’aime pas le MPP encore moins sa gestion du pouvoir. Cependant, il trouve que la comparaison est tirée par les cheveux. Pour illustrer ses propos, il a pris des exemples de morts violentes sous Blaise: Norbert Zongo boucané, juge Nébié gourdiné, Oumarou Clément Ouédraogo grenadisé, lieutenant Kéré brûlé vif, Thomas Sankara canardé, Boukari Dabo torturé à mort… Il ajouta que la liste est très longue mais il va se contenter de cet échantillon pour démontrer que le sang a coulé plus sous Blaise que sous Roch.

Pour preuve, tous les noms cités sont passés de vie à trépas par le fait des hommes de main de Blaise et non par des attaques terroristes. Pour le moment, assure-t-il, Roch ne peut pas être accusé d’avoir tué un Burkinabè. Certes, il a la responsabilité d’assurer la sécurité des populations mais de là à lui attribuer les morts des attaques, c’est pousser le bouchon un peu trop fort et trop loin.

En sorte de conclusion, il lança que c’est justement la nouvelle manière de gérer qui permet à Zaïda de voler dans les plumes du président du Faso et de pouvoir rentrer chez lui tranquillos ou bien d’aller lever le coude autour d’une table avec ses amis. Sinon, au temps de celui qu’il défend tant, un seul mot et ’on te faisait et y a rien’’.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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